14/10/2009ESPACE BEAUTE-COCOONING, LAUSANNE, SUISSEJe continue à faire ma pub, les temps étant durs ;O)
Tu vis en Suisse Romande ? Tu es à la recherche de sous-vêtements originaux ? D'un peu de confort et d'élégance à porter à même la peau ou dans l'intimité de ton intérieur déjà très cosy ? Clique sur l'image ci-dessous et découvre notre espace beauté et cocooning à Pully, sur les rives du Léman.
Et j'en profite pour remercier tous ceux qui sont déjà passés nous visiter !
18/04/2009NOUVEL ESPACE BEAUTE-COCOONING à LAUSANNE
Je fais ma pub...
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Nous nous réjouissons d'ores-et-déjà de ta visite.
23/04/2008Satisfait ou remboursé
Je me suis toujours demandé, en tombant sur des pubs alimentaires qui mettent en avant le service après vente de la marque en cas de non satisfaction, comment on s'y prend pour justifier que le produit en question ne nous satisfait pas et qu'on veut être remboursé.
Là, je viens de voir une pub pour LC 1, par exemple, celle oú y a une fille qui dit à sa mère que LC 1 c'est cool parce qu'y a une bactérie dedans qui la fait bien chier régulièrement.
En plus, la fille en question, c'est vrai qu'elle a l'air bien à narguer sa mère en parlant librement de son transit alors que cette dernière semble bien ennuyée par une digestion plutôt lente.
Admettons que je teste LC 1 et que ça marche pas, et que, comme ils proposent dans la pub, je demande le remboursement du produit, je dois faire quoi pour récupérer mes petits euros ?
Leur écrire une lettre larmoyante dans laquelle je leur explique que je chie toujours pas sans utiliser le verbe "chier" ? Leur envoyer des photos de mon bide bien gonfle ? Faire signer un témoin qui confirmera sur son honneur que je ne vais effectivement toujours pas aux toilettes régulièrement bien que je me rende malade à boire leur petits berlingots de bactéries ?
Ils pourraient ne pas me croire, auquel cas je me ridiculiserait bien avant de me brosser pour revoir ma tune.
Fait iech ce Chambourcy (ou Yoplait je sais plus) !
Bon, au même temps il se ferait bien niquer, Chambourcy, si un téléspectateur malintentionné se mettait en tête de l'arnaquer. Ce téléspectateur pourrait tout à fait récupérer des tickets de caisse, ici ou là, mentionnant l'achat de yahourts et les faire parvenir avec un étron bien dur, genre le truc qui a mis du temps à sortir, récupéré ici ou là aussi, joints à une note de mécontentement, en courrier signature (important si, en cas de litige, l'affaire est portée devant les tribunaux) à la société pour exiger le remboursement du produit inefficace.
Non mais je sais ce que vous vous dites... Vous vous dites que ça joue pas, que n'importe quel juge, dans un tel cas, demanderait à ce que les crottes soient analysées afin qu'il soit démontré qu'elles "appartiennent" bien au plaignant. Et vous avez raison.
Mais alors comment se faire rembourser ces fameux LC 1 ??? Assis sur mon trône, le visage rouge de tant pousser vainement, suis-je en plus victime d'une publicité mensongère ?
16/04/2008Je suis peut-être naïf mais...
Combien d'albums sont attendus au point d'être adorés ou décriés avant même d'avoir été entendus dans leur intégralité et tranquillement ???
Je suis peut-être naïf ou trop profane mais je suis presque sûr qu'il n'y en a pas tant que ça.
Il y a pourtant une personne qui semble réussir cette prouesse à chaque fois qu'elle met un pied dans un studio d'enregistrement, devenant ainsi le centre d'intérêt de toute la presse avec son cortège de journalistes extra-lucides, de ses fans oisifs qui occupent leur journée à poster tout le bien qu'ils pensent de morceaux qu'ils ne connaissent pas dans toute sorte de forums plus ou moins aquis à sa cause, et de tous ses détracteurs qui, année après année, nous servent les mêmes critiques et insultes sur sa voix, son absence absolue de talent, son âge avancé, son penchant pour le recyclage, pour l'argent, ses obsessions de gloire, c'est Madonna.
"Hard Candy", son prochain album, a été écouté une fois par des journalistes triés sur le volet - une seule et malheureuse fois - dans une salle trop éclairée dans laquelle des fauteuils ont été mis à leur disposition. Cet heure d'écoute dans des conditions peu propices à ce genre de musique, leur a pourtant permis à tous, de se faire une idée tout à fait précise de ce qu'est réellement cet album.
Peut-être que la plupart d'entre eux à raison et que la qualité de l'album oscille timidement entre zéro étoile et 3 étoiles sur 5 comme ils aiment bien noter la musique, mais personnellement, j'en doute.
A l'écoute des 30 secondes de chaque morceau mis en ligne dès aujourd'hui sur divers blogs (celui de Pheel, par exemple), j'ai retrouvé avec surprise cet enthousiasme qui m'habite à chaque fois qu'un album de Madonna est sur le point de sortir. J'avais donc, sans m'en rendre compte, et à force de lire autant de commentaires négatifs, perdu cet enthousiasme ?! J'ai... douté ?!
Bref, sans aller jusqu'à expliquer ici ce que cette perte momentanée de foi en elle peut avoir pour moi de biblique, je dirais simplement qu'il ne m'a pas fallu plus d'une dizaine de secondes pour me mettre à danser de joie en écoutant ces extraits !
Je suis redevenu adolescent, l'espace d'un instant, comme d'habitude quand je découvre ce qu'elle fait, que je l'écoute, que je m'abandonne à son truc, que se soit musicalement bon ou pas. Elle me fait ça, à chaque fois, et pour cette raison, je lui donne 5 étoiles !
20/03/2008Certains n'auraient jamais dû arrêter alors que d'autres auraient dû commencer par arrêter
Pourquoi Boy George ne chante plus ?
Je l'ai toujours aimé et j'ai toujours adoré sa voix. Sans déconner, sa voix me fout des frissons (et ici je suis à prendre au premier degré) et je pense qu'il est de loin un des auteurs les plus talentueux qu'il m'ait été donné d'écouter depuis bien longtemps. Les mots sont toujours justes, l'émotion passe et, bien qu'il ne créé réellement aucun univers, il s'approprie magistralement ceux qu'il visite.
L'album "U Can Never B 2 Straight", sorte de compilation reprenant des morceaux de ces derniers albums, projets ou comédie musicale tout à fait confidentiels malheureusement, est un pur bijou !
Sorti en 2002, on y retrouve notamment le délicieusement décadent "Il Adore", le revendicatif "Same Thing In Reverse" en version accoustique, les vindicatifs "Unfinished Business" et "Letter To A School Friend" et le sublime "If I Could Fly".
Je suis heureux de pouvoir écouter ce genre de musique, d'avoir accès à cette sensibilité, à cette maturité. J'aime ce garçon !
Dernièrement, je suis tombé totalement par hasard sur un extrait de son passage à Taratata, il y a quelques années, dans lequel il chantait accompagné d'Yvette Horner, et j'ai été transporté. Si vous ne connaissez pas cet instant, cliquez sur l'image et fermez les yeux...
LET'S START A PETITION ! WE WANT THE MAN BACK !
En parlant de pétition, on pourrait presque en lancer une pour que Q revienne en France tourner ses films de boules pour une production française. On pourrait enfin tous (si tout le monde ne l'a pas déjà fait) lui passer dessus !
En fait je l'ai toujours trouvé tellement bien que j'ai toujours dit qu'il aurait dû se lancer dans le porno ! Il chantait "Baila" que, je sais pas pourquoi, je le voyais déjà faire ça !
C'était la bonne nouvelle que j'ai apprise aujourd'hui !
11/03/2008Sobre et 80's, ça fait très pochette de vinyle, je trouve.
En beaucoup plus retouché.
04/03/2008I've been looking so long at my pictures of you
J'ai toujours pris des photos de mes gens, régulièrement.
Mes albums photos sont précieux pour moi et à cause d'eux j'ai peur du feu, d'un incendie qui pourrait les réduire en cendres.
J'aime les feuilleter, voir les changements sur les visages, dans les comportements, dans les vies.
J'aime me voir bien sûr, mais pas par simple narcissisme, j'aime me voir avec eux surtout, entouré d'eux.
Quand le noir m'embrasse et que l'air se fait comme rare, quand tout est oppressant et que les doutes me gagnent, qu'ils me font trouver les journées trop longues tout en faisant naître en moi la peur du soir qui annonce cet instant oú je me retrouverai seul, au fond de mon lit, dans l'obscurité, face aux angoisses d'un avenir qui ne me plaît guère, confronté aux souvenirs d'un passé souvent gâché, peuplé de tant d'occasions manquées, je sais qu'ils sont là, non loin de moi. Leurs pages regorgent de visages qui me rassurent, de regards qui m'apaisent, de rires et de sourires qui égaient mon âme, de personnes exceptionnelles que je remercie le sort d'avoir mis sur ma route.
Ma confiance en moi, je crois qu'elle est là, dans celle que j'ai en eux. Je dois valoir quelque chose, ils me donnent tant !
I've been looking so long at my pictures of you...
Ces photos que je brasse et rebrasse m'apparaissent parfois comme un jeu de cartes composé uniquement de rois et de reines.

The Cure, Hallenstadion de Zürich, mercredi 27 février 2008
Le bonheur se trouve dans les petits riens, dans ces choses anodines, parfois d'apparence ridicule, comme Robert Smith, dans ces odeurs, ces couleurs ou ces formes, immuables, qui nous rappellent un autre temps, notre enfance, qui ramènent à notres esprit des souvenirs de paix et d'insouciance. Je pense que c'est parce qu'il est devenu comme une peluche, un doudou, totalement assexué, que Robert me plaît, me rassure et me donne autant de joie, à chaque fois.
01/03/2008"Comment cette chose que je n'ai jamais eue pourrait-elle me manquer ?"
Ce soir, Il n'est pas là, inexplicablement. Je veux dire par là que je suis seul chez moi, qu'Il ne travaille pas, qu'Il n'avait rien de particulier, à ce que je sache, de prévu, mais Il n'est malgré tout pas avec moi.
Son portable est éteint.
Plus inexplicablement encore, est mon calme dans pareille situation.
Cette phrase que j'ai entendue il y a deux jours dans l'arrière boutique de l'une de mes clientes, prononcée par son mari qui venait de nous rejoindre, trouve un écho très troublant en moi ce soir : "Comment cette chose que je n'ai jamais eue pourrait-elle me manquer ? Allons ! Remettez-vous, jeune homme, tout va bien."
Il parlait de sa main, droite, dont j'avais effectivement, avec effroi et panique, remarqué l'absence à peine avait-il passé la porte. J'ai effectivement ressenti une peur violente en réalisant qu'il allait venir vers moi, que j'allais devoir le saluer en lui serrant la main sans doute car cette situation était tout à fait inédite pour moi. Allais-je lui tendre la main gauche ? Allais-je devoir toucher le moignon ? Je n'avais aucune idée de ce qui se fait ou ne se fait pas dans un tel moment et mes idées s'emmêlaient à toute vitesse alors qu'il se tenait déjà souriant à moins d'un mètre de moi. Son épouse me disait déjà son nom mais je ne l'entendais pas. C'était un homme élégant, charmant, d'une cinquantaine d'années, et sur son visage, se lisait toute l'éducation et la culture dont il allait me faire profiter quelques instants plus tard au cours de quelques échanges aussi brefs que passionnants sur des sujets d'actualité ou sur la fascinante ville de Zürich. Il avait autour du cou une écharpe Hermès parfaitement assortie à l'intérieur du pardessus Burberry qu'il portait.
Distrait par mes considérations vestimentaires, j'avais, sans même m'en être réellement rendu compte, pris son poignet anormalement lisse et dépourvu de main, au creu de la mienne.
Je pense que mes yeux se sont brouillés de larmes et que mon visage a dû devenir livide. Ma journée avait été difficile et j'avais les nerfs à fleur de peau. Ce contact irréel, cette sensation de vide que je serrais - peut-être trop fort, comme pour m'assurer qu'il n'y avait vraiment rien, que son bras se terminait ainsi, brusquement - était la goutte d'eau dans laquelle je risquais de me noyer. "Que vous arrive-t-il ? - m'a-t-il demandé. - Je ne voulais pas...
- Non, rien, ne vous inquiétez pas... C'est juste que... - bredouillais-je sous le poids incommensurable et le malaise oppressant qui innondait ces quelques secondes comme la honte innondait mon esprit. - Que vous est-il arrivé ? Je veux dire... Cela ne doit pas être facile..."
J'ai lâché son poignet et j'ai porté les mains à mon visage pour tenter de cacher les larmes qui roulaient maintenant sur mes joues, incontrolables. "Je suis désolé.
- Ne vous inquiétez pas, ce n'est rien. Asseyez-vous, - puis s'adressant à ma cliente, son épouse. - Chérie, ne veux-tu pas servir à Monsieur l'un de tes exquis chocolats chauds ? Je crois que cela lui ferait du bien."
Pour clore le sujet, il m'a juste dit être né comme ça et que cela ne lui manquait aucunement.
"Comment cette chose que je n'ai jamais eue pourrait-elle me manquer ?"
Je crois que je ne L'ai jamais eu non plus. Personne n'appartient jamais vraiment à autrui. Et c'est très bien comme ça. S'Il avait été à moi un jour, ce soir, Il me manquerait affreusement, j'aurais mal de ne pas L'avoir à mes côtés, de ne pas savoir oú Il est, ce qu'Il y fait.
Il faudra que je me rappelle de cette main qui n'a jamais existé à l'avenir, à chaque fois qu'une présence me manquera.
25/02/2008Dérrapages et maladresses
C'est très certainement pour éviter ce genre de chose que les hommes politiques sont soumis à des codes vestimentaires aussi stricts que : complet sombre, cravate et chaussures noires.
Sarkozy qui traite un quidam de con devant les caméras ou qui, à la grande limite, tabasserait un journaliste, ça se rattrape encore, mais si on venait à voir son cul alors qu'il se penche pour rouler un patin à sa saucisse sèche (Carla Bridou), là, se serait vraiment un suicide politique.
J'ai toujours été contre les uniformes, peut-être parce que je n'ai jamais réellement compris leur véritable utilité. C'est chose faite depuis ce week-end grâce au Petit Nicolas.
18/02/2008L'indépendance du Kosovo mêne à tout
J'ai eu ce garçon kosovar, Metin, au téléphone aujourd'hui et, curieusement, nous n'avons pas parlé de l'indépendance de son pays tout de suite, mais de la Saint-Valentin qu'il a passée seul, sans "personne à qui dire je t'aime" pour le citer.
J'ai compris que c'était une sorte de reproche qu'il m'adressait par cette phrase car le jour en question il m'avait écrire pour me demander si j'avais des projets pour la soirée. Dans l'euphorie de l'instant, je ne lui avais pas répondu.
J'ai alors tenté de détendre l'atmosphère en plaisantant : "Tu aurais pu le dire à ta femme, ça lui aurait sans doute fait plaisir.
- Tu ne devrais pas plaisanter avec ces chose, - m'a-t-il répondu.
- Quelle chose ? Le délire love que tu me joues ou ta femme ?"
Il y a eu un silence, et puis il m'a expliqué ce que c'est d'être gay dans sa famille, par rapport à son père, sa mère, son frère, la femme de ce dernier et de ses proches au pays. Il a parlé de l'Islam, de la honte et des coups lorsqu'il a été découvert. Il m'a dit que depuis qu'il a fait malgré lui son coming out, il n'a plus l'impression de vivre et que tous ses mariages lui ont été imposés. "Oui, c'est ma troisième femme, - m'a-t-il dit. - S'il te plait, ne rigole plus de ça."
Je n'ai rien répondu. Tout cela devenait trop lourd pour moi. Je n'avais pas la tête à ça et je ne m'attendais pas à ce genre de conversation des plus sérieux lorsque j'ai répondu à son appel. "T'as pas tout un pays autour de toi qui a obtenu son indépendance ce week-end ? Tu ne crois pas qu'il est temps pour toi, si les choses sont aussi compliquées, d'en faire autant ? De mettre des distances ? Je reste convaincu qu'elles ne seront que temporaires et que tes parents reviendront à toi, tôt ou tard, tu es leur fils après tout.
- J'ai déjà tenté de m'éloigner de ma famille et j'ai subi un harcèlement moral et physique dont je ne veux pas te parler. Je ne veux pas te faire peur, parce que même si j'ai du mal avec ton humour, je t'aime quand même, - il a marqué un temps d'arrêt que j'ai tout de suite interprété comme volontaire puis à ajouté un presqu'inaudible "beaucoup."
Je lui ai dit que je suis désolé pour lui et que je reste convaincu qu'il doit y avoir des solutions. Mais que bon, mis à part tout ça, je suis content pour cette indépendance. "Tu changes de sujet ? - m'a-t-il demandé en riant. - Je t'ai dit que je t'aime beaucoup.
- Oui j'ai compris. Que veux-tu que je réponde ? Je commence à te connaître, tu me sembles aimer beaucoup énormément de monde. Cela dit, je reste agréablement surpris de faire partie de groupe de personnes.
- J'aime pas beaucoup de mecs, j'en nique beaucoup, c'est différent.
- Ok. Je vais prendre ça comme un compliment.
- Si tu veux... Si j'avais voulu te niquer, ça ce serait déjà fait. Mais je t'aime beaucoup.
- Ben tu vois, c'est là toute la différence entre toi et moi, je couche avec les gens que j'aime... beaucoup.
- Ok, prends-le comme ça. Je vais me faire un plaisir de te démontrer que tu te connais pas si bien que ça et que toi et moi on est pas si différents que ça.
"Salaud !" - ai-je pensé en raccrochant.
14/02/2008Que no se rompa la noche
La description de mon appartement se résume à ça : 80m2 occultés sous des fringues sales, de la vaisselle pas faite, de la paperasse pas rangée, des Tupperwares que je sais pas à qui ils sont et qui ont pas tous leur couvercle de toute façon, des CD avec ou sans leur boitier jusque dans la salle de bain et de la poussière, et encore de la poussière, que j'ai décidé de laisser se poser et se reposer partout depuis deux semaines.
Mais c'est pas grave parce qu'aujourd'hui on est le 14 février et que dans ce foutoir sans nom j'ai réussi à retrouver mon Best Of de Julio Iglesias et ma chaîne hi-fi ! Il chante là et moi je chante avec lui...
Dans mon bain tout à l'heure, pendant "Baila Morena", je rêvassais et je me disais que quand je serai une star et qu'on me demandera qui m'a donné l'envie de chanter, je répondrai simplement "Julio" et les gens applaudiront.
Il est utile ici que je précise que j'ai également trouvé ma bouteille de vodka dans le désordre décrit plus haut.
Y a pas que mon appartement est dans un état lamentable, y a mes finances aussi. Je crois que la dernière fois que j'ai pris l'aspirateur c'était aussi le dernire jour oú j'ai pris l'état de mon compte. Le solde était négatif alors je me suis rabattu sur mes cartes bleues, les deux. J'ai atteint leur limite, causant ainsi leur blocage, en un rien de temps.
Cela non plus n'est pas grave car aujourd'hui c'est le 14 février et qu'Il m'a, contre toute attente, invité à dîner. C'est d'autant moins grave que ma deuxième carte bleue s'est vue bloquer juste après l'achat du splendide ensemble Cavalli que je ne vais pas tarder à enfiler pour Le rejoindre.
C'est vraiment pas grand chose une invitation, même la pauvre fille tout au fond de moi le sait, et pourtant, pour Lui, ça suppose beaucoup, nous le savons tous les deux (tous les trois si on Le compte). De plus, Il ne l'aurait jamais faite du temps oú nous vivions ensemble. Non, cette invitation s'inscrit bel et bien dans la lignée de tout nos échanges depuis quelques semaines, depuis que j'ai décidé d'essayer de Le comprendre, de me plier, pour un temps, à Sa façon de faire les choses, de voir la vie, d'envisager notre relation.
Depuis ce jour, depuis cet instant oú Il m'a démontré par une simple phrase qu'Il m'a percé à jour, qu'Il me comprend, qu'Il me connaît, depuis cette seconde oú j'ai pris sur moi de rentrer dans Son monde, juste pour voir si les choses peuvent aller mieux entre Lui et moi, je vis une relation belle et épanouissante.
Pourtant, la pauvre fille en moi et moi-même, n'en sommes pas satisfaits pour autant, parce que cette relation, aussi parfaite soit-elle, n'est en aucun cas celle que nous avons toujours voulue et dont nous avons si souvent rêvé.
Mais bon, pour l'heure, je fais taire cette connasse à grandes lampées de vodka et je me dis : "Vas-y, profite et tu verras bien ! Le bonheur n'est peut-être pas là oú tu l'as toujours cherché après tout... Y que no se rompa la noche, no ! Que no se rompa !"
31/01/2008Hoping for you to justify my love
Je n'ai jamais cherché à te tenir en laisse. Jamais je n'ai voulu t'enfermer dans ma vie, cette boîte, t'entraver de quelque sorte que ce soit. C'est peut-être ce que, maladroit, j'ai laissé paraître en me débattant pour ta survie, ou alors c'est ce que, du fond de la confusion qui t'habite, tu as cru comprendre, je n'en sais rien et ça ne compte plus. Cela ne m'intéresse plus de désigner du doigt le fautif. Chercher le coupable entre nous deux ne nous a jamais rien apporter, tu ne crois pas ?
Je te promets, dorénavant, de te laisser te construire, avancer, devenir celui que tu as toujours rêvé d'être. Je me ferai discret, à tel point, que tu en viendras même à douter de ma présence. Je ne te proposerai plus mon aide ni m'inquiéterai pour toi. Garde à l'esprit cependant, qu'à chacun de tes pas, si tu as besoin de quoi que ce soit, tu n'auras qu'à me chercher du regard et tu me trouveras, je serai là.
"Je ne te comprends pas... Que veux-tu dire ?"
La princesse attendra dans les griffes de ce dragon que sera la vie sans toi, que tu viennes la délivrer, sois-en toujours convaincu. Même si parfois la belle te donnera l'impression de danser dans les serres de la bête ou d'aimer se brûler à ses flammes, en réalité, elle ne fera que tromper l'ennui. Elle t'attendra.
"Je ne te comprends pas... Que veux-tu dire ?"
Au fond de moi, je garderai l'espoir que tu reviennes me chercher et que tu donnes à mon conte de fées une fin qui justifie les obstacles si difficilement franchis dans ses premiers chapitres.
"Je te le promets."
I wanna kiss you in Paris
I wanna hold your hand in Rome
I wanna run naked in a rainstorm
Make love in a train cross-country
You put this in me
So now what, so now what?
Wanting, needing, waiting
For you to justify my love
Hoping, praying
For you to justify my love
I want to know you
Not like that
I don't wanna be your mother
I don't wanna be your sister either
I just wanna be your lover
I wanna be your baby
Kiss me, that's right, kiss me
Wanting, needing, waiting
For you to justify my love
Hoping, praying
For you to justify my love
Yearning, burning
For you to justify my love
What are you gonna do?
What are you gonna do?
Talk to me -- tell me your dreams
Am I in them?
Tell me your fears
Are you scared?
Tell me your stories
I'm not afraid of who you are
We can fly!
Poor is the man
Whose pleasures depend
On the permission of another
Love me, that's right, love me
I wanna be your baby
Wanting, needing, waiting
For you to justify my love
Hoping, praying
For you to justify my love
I'm open and ready
For you to justify my love
To justify my love
Wanting, to justify
Waiting, to justify my love
Praying, to justify
To justify my love
I'm open, to justify my love
J'ai réentendu cette chanson dernièrement, chanson dont je n'avais jamais prêté attention aux paroles jusqu'ici. Je courais avec mon ipod sur les oreilles lorsque j'ai réalisé à quel point elles sont identiques à ce que j'aimerai Lui dire.
J'aurais adoré Lui demander d'écouter "Justify My Love" et de faire attention au texte, mais j'y ai renoncé. Je me dis que si je Lui parle de Madonna dans un moment aussi critique de notre relation, il ne pourra avoir que deux réactions : soit il éclatera de rire et ça n'aura pour tout effet que de couvrir le bruit de mon âme qui se déchire, soit il prendra ses jambes à son cou convaincu de fuir un débile profond et son cortège de pathologies mentales.
Dans un cas comme dans l'autre, mon noble dessein ne sera pas servi.
21/01/2008La réponse à toutes mes questions
J'ai pensé à Lui à chaque instant pendant presque trois ans. Il est devenu comme une habitude un réflexe naturel pour moi : j'y pense comme je respire.
Cette analogie me force, non sans un certain soulagement, à admettre qu'Il ne m'est pas vital. Non, mon quotidien continue comme avant, tout pareil, ni mieux ni moins bien, sans Lui, c’est tout. J'entre juste dans une nouvelle période de ma vie comme on entre dans un nouvel appartement, avec quelques meubles qu'on a gardés de l'ancien, mais qui, on s'en rend vite compte, ne suffiront pas à habiller la surface du nouvel espace. Qu'importe ! Ces nouveaux murs, ces nouveaux angles et cette nouvelle vue offrent sans tarder des perspectives aussi réjouissantes qu’inattendues, des possibilités excitantes et variées.
Je ne sais pas vous, mais moi j’ai toujours déménagé pour un appartement plus pratique et fonctionnel que le précédent, plus adapté à ce que je suis au moment de la résiliation du bail.
Peut-être est-ce la trentaine ou simplement le fait de n'en être plus à mon premier passage par la case Rupture, mais je m'attaque cette fois au problème d'une façon tout à fait directe et inédite, sans passer les trois tours d'usage à la rue de Coeurs Brisés, à pleurer, me morfondre et me poser mille questions qui resteront à jamais sans réponse. Non, cette fois-ci, c’est « même joueur joue encore », et tout de suite !
Ne pas penser à Lui m’est impossible, je le sais et ne vais donc pas dépenser de l’énergie à lutter là-contre. Pareil pour ce qui est de ne pas remettre en question ma décision, de douter de son bien-fondé et risquer de me convaincre que j’ai eu tort de la prendre ; ça m’est impossible. Alors, j’occupe mon esprit et je fatigue mon corps : je me remets au sport, je remplis toutes les plages libres de mon agenda avec des cinés, des dîners, des apéros entre amis ou des sorties en boîte, des vernissages ou des inaugurations de sushi bars, je me saoule de conversations sur des sujets aussi divers que possibles, m’intéresse à la vie de personnes dont je n’ai jamais vraiment rien eu à faire, me passionne pour le projet d’un tel ou pour la grossesse de telle autre, me découvre des vocations, me fais l’épaule solide et l’oreille compatissante pour ceux-là de mon entourage qui traversent des mauvaises passes…
C’est ainsi que ces derniers jours, je suis sorti à plusieurs reprises avec Metin, un jeune albanais du Kosovo bisexuel que je connais depuis plusieurs années et qui n'a jamais caché son attirance pour moi. En couple et fidèle, je n'avais jamais cédé à ses avances bien que je l'aie toujours trouvé à mon goût. Il a cet air viril et macho qui, quoi qu’on en dise, nous plait tant !
J'ai passé plusieurs soirées raffraichissantes avec lui, au cours desquelles nous avons énormément parlé. En quelques heures, il m'a mis au fait de toute l'actualité gay de la ville en me briefant sur des sujets aussi divers que « qui couche avec qui », « avec qui il couche lui », « qui est en dépression suite à une rupture », « qui est libre qui ne l'est pas » et, celui qui m'a le plus frappé « quelles sont les nouvelles sexualités émergentes ».
Cela peut paraître naïf mais le fait est que j’ai l’impression que les choses se sont accélérées depuis que j’ai quitté le marché gay pour m’embourgeoiser davantage dans un bel appartement avec… Lui. Je ne me souviens en effet pas d’avoir rencontré beaucoup de filles trentenaires qui faisaient des kilomètres en train pour aller assouvir, loin de leur conjoint, leur passion pour le sexe et plus précisément la double pénétration, ou des gays, bien sous tout rapport qui, parce qu’ils ont une heure à tuer acceptent une invitation à une partouze bareback, juste comme ça, parce que c’est « une expérience et qu’en plus il faisait froid ». Ce week-end encore, une amie, littéralement déstabilisée par les fantasmes que l’homme qu’elle fréquentait depuis quelques semaines venait de lui confesser, me parlait de ces nouvelles sexualités en ces termes : « Non mais tu me comprends ? Y a des limites quand même ! Je veux bien aller mettre un doigt dans le cul d’un mec parce que ça le stimule plus pendant que je lui fais une fellation, mais je vais pas y aller avec un gode ! Faut pas déconner ! Et il me dit ça le plus naturellement du monde, en m’expliquant que c’est naturel et bêtement musculaire ou je sais pas quoi ! Non mais j’ai failli verser ! Et attends, parce que comme il a vu que j’étais choquée par ce qu’il me disait, il s’est empressé de dédramatiser la chose en me disant que son ex-copine était super excitée de le voir sucer un autre homme pendant qu’il la baisait ! Tu vois ? Comme si c'était moi la coincée ! Mais on va où ?! Tu peux me le dire ?
- Ben je suis désolé pour toi… A mon avis t’es juste tombée sur un gay un peu plus refoulé que la moyenne… Je sais pas.
- Ah mais non ! Et c’est là que ça devient vraiment n’importe quoi ! Je lui ai dit que je ne me sentais vraiment pas d’envisager une relation avec un mec bisexuel, que j’étais désolée et qu’il aurait dû m’en parler tout de suite, pour éviter de me faire perdre mon temps. Et là il me répond que non, qu’il est pas bisexuel parce que psychologiquement il est pas attiré par les hommes !
- Super ! – ai-je répondu sans retenir mes rires. – Quand je pense que je me suis pété le cul à faire mon coming out ! »
Peut-être cette sensation de flou vient uniquement de moi, de cette confusion qui m’habite…
Metin me raconte ses histoires, ses aventures, sa sexualité des plus actives et « nouvelles » pour moi, tout en me draguant d’une façon plus qu’évidente, avec tact pourtant, avec des formes d’un autre temps, à tel point que moi je m’y perds encore plus. D’un côté il y a ce déballage de vice et cette profusion de noms, de corps, et d’un autre, il y a ces sourires, ces regards en coin et une timidité qui le bloque littéralement à chaque fois que, dans un escalier mal éclairé ou dans un ascenseur exigu, il devrait faire ce pas de plus, m’embrasser ou me toucher, se coller à moi.
Soir après soir, je rentre chez moi en me demandant ce qui se passera lorsqu’il le fera. Serai-je près à lui rendre la pareil ? Vais-je le laisser faire ? Pourrais-je être bien avec lui ? Une semaine, un mois, plus longtemps ? Nos peaux se plairont-elles ? Vais-je l’inviter chez moi, le laisser évoluer dans cet espace que je partageais jusqu’à il y a peu (trop peu, je crois…) avec… Lui ?
On sonne à la porte.
J’ouvre.
C’est Lui. Il est devant moi, gêné. Dans ma tête, il n’y a plus aucune question : c’est Lui, point.
« Qu’est-ce que tu fais là ?
- Je suis venu chercher mon courrier. Je t’ai téléphoné au moins dix fois, je ne voulais pas passer comme ça.
- Excuse-moi, j’étais en train d’écrire, je n’ai pas entendu, - dis-je en constatant que j’ai sept appels en absence sur mon portable.
- Ton courrier est sur la table. Tu… Tu veux prendre un café ?
- J’aurais aimé mais j’en ai déjà pris un au café, en-bas, en attendant que tu me répondes et là je commence à travailler dans quelques minutes. Je dois y aller.
- Ok. Je sais que tu n’as pas fait exprès mais… Ne reviens plus comme ça, sans me prévenir. Si je ne réponds pas, ne monte pas, s’il te plaît.
- Je sais. Désolé... - s'excuste-t-il avant de continuer, tout aussi hésitant. - Tu as l’air bien. Tu me manques. »
J’ai fermé la porte en Lui souriant.
Il sait que j’ai pleuré avant de me remettre à écrire. Mon nouvel appartement n’est peut-être pas si génial que ça après tout, en tout cas pas quand Il en part.
13/01/2008X
Un ex, un de plus.
Trois années de bons et de moins bons moments, d’heures de désespoir suivies de lueurs, de brèches salvatrices dans lesquelles nous n’avons jamais hésité à nous engouffrer, pour le bien de l’Autre, pour qu’Il avance. Trois années de découverte, de nos corps tout d’abord, puis de nos essences, de ce qui nous fait et nous a amené à nous trouver, tenter de nous comprendre et nous accepter. Trois années de différence, de chocs culturels aussi enrichissants que difficiles à surmonter. Trois années qui, me semble-t-il aujourd’hui, me seraient impossibles à résumer tellement chaque instant a été important intense ou décisif.
Et pourtant… Ex, tout est dit, tout es là.
Je n’aime pas ce mot, il est pour moi symbole de négation, d’inexistence, comme si ce qu’il qualifie ne fait même plus partie de notre passé, qu’il s’en situe à l’extérieur. « Ex » c’est froid, c’est impersonnel, ça n’a pas de genre…
Les hommes de ma vie, disait Dalida, en rendant à chacun d’eux la place qui lui revenait, en leur laissant, malgré la peine et l’incompréhension d’une rupture, leur valeur et leurs qualités.
Oui, Toi, Toi aussi, Tu feras toujours partie des hommes de ma vie. Et cela me paraît équitable, car je sais que ma place dans la tienne, personne ne la prendra jamais.
C’est peut-être la relation elle-même, la façon dont on l’a construite, vécue et comment on la ferme, qui fait qu’on devient soit un ex, soit un homme, d’une vie.
05/01/2008Une soirée avec mon père
Quarante années nous séparent lui et moi, et ce soir, nous nous sommes compris.
Je ne suis pas exactement (de loin pas !, en fait...) celui qu'il aurait voulu que je sois, mais il n'est plus triste. "J'ai l'impression que tu es heureux, - m'a-t-il dit entre deux margaritas. - On avait jamais ri ensemble je crois, non ? Tu es bien ? Oui, tu l'es."
Son affirmation m'a d'abord surpris et puis je me suis dit que c'est mon père, qu'il me connaît et me ressent peut-être au-delà de ce que je peux imaginer. "Je ne suis pas malheureux, papa, en tout cas pas.
- C'est bien."
04/01/2008Tu sais tout ce qu'il y a à savoir
"Je t'aime, - Il a dit. - Ma vie idéale serait avec toi...
- Je sais que tu m'aimes... - L'ai-je interrompu.
- Si tu avais été une femme, tous les miens t'auraient embrassée déjà et je t'aurais fait tellement d'enfants ! J'aurais été le plus heureux parce que tu l'aurais été aussi grâce à moi, mais tu es un garçon, un garçon exceptionnel certes, qui vit et qui vivra dans mon coeur, mais je ne suis qu'un homme, un homme issu d'une morale et d'une culture pour lesquels il se doit d'être de plus en plus homme afin de les représenter de plus en plus, à mesure que les années passent.
- Je sais tout ce qu'il y a à savoir et je regrette juste d'avoir été la force et le moteur de notre couple pendant ces années.
- Pourquoi le regrettes-tu ?
- Parce que tu t'y es habitué et qu'aujourd'hui je dois être fort à nouveau, pour surmonter...
- Pour surmonter quoi ?"
Je L'ai regardé en retenant la fin de ma phrase, "ta lâcheté", car il y a des mots qu'il ne faut jamais dire à un homme si on veut qu'il continue à pouvoir nous aimer.
Je L'ai embrassé.
"Tu sais tout ce qu'il y a à savoir, crois-moi - ai-je dit en m'écartant, dans un sourire. - Ces discussions sont vaines."
Plus tard dans la soirée, après nous être séparés, Il m'a rappelé. Dans la conversation, quelque part, Il m'a dit qu'Il était fier que je continue à L'aimer malgré tous Ses défauts. A l'autre bout du fil, j'ai vacillé. "Tu sais vraiment TOUT ce qu'il y a à savoir... - j'ai répété.
- C'est peut-être ça qui continue de nous unir, - a-t-Il dit. - On se connaît.
- Peut-être."
Peut-être.
28/09/2007Pris à mon propre piège (attention aux âmes sensibles)
Peut-être vous demanderez pourquoi une image de Madonna pour illustrer mon post précédent...
Aucune idée ! C'est le seul truc auquel j'ai pensé pour effacer l'horreur et l'incompréhension presque métaphysique qu'à engendrer en moi un autre image sur laquelle je suis tombé en cherchant une illustration appropriée.
J'ai juste tapé "child laughing" dans le moteur de recherche "image" de Google.com... Sur la première page des résultats, parmi des visages d'enfants souriants, mon attention a été attirée par une miniature sur laquelle j'ai cliqué, dégoûté déjà parce que je croyais y deviner...
La page qui s'est ouverte était celle-ci.
J'ai tremblé et j'ai essayé de lire le texte en ignorant les photos, pour chasser l'envie de vomir... Impossible.
Alors j'ai vite retapé Madonna dans le même moteur de recherche...
C'est con, oui. Un réflexe d'urgence.
Je ne serai jamais heureux
Je suis dans mon bain, au fond d'un appartement magnifique, le mien, la musique est bonne et je bois un vin cher; j'ai des cheveux superbes et je claque mon salaire entre fringues et mobilier; j'attends mon mec, terriblement sexy et exemplaire en tous points, on va certainement même faire l'amour dès qu'il sera là; j'ai des amis, l'un d'entre eux nous attends ce soir pour dîner et nous nous réunissons avec d'autres demain pour célébrer un mariage; ma famille et mes gens sont en bonne santé; j'ai une étoile qui veille sur moi depuis toujours, je le sais, mais...
Pose-moi la question et je te répondrai que je suis mélancolique malgré tout ça. Peut-être parce qu'aucune de ces choses n'est faite pour durer... Tout ce qu'on est sûrs d'avoir encore demain c'est la musique et le vin, non ?
02/09/2007Que he hecho yo para merecer esto ?
Il y a un tout petit plus d’un mois, moi et mon ami, en relation depuis presque trois ans, franchissions une étape supplémentaire en emménageant ensemble dans l’appartement de nos rêves après avoir vécu pendant une année dans mon ancien logement.
Enfin, nous avions un balcon, une vue, de la lumière, de l’espace, une cuisine agencé et de belles chambres dans un petit immeuble, moderne et confortable habité par une dizaine de locataires, tout près du centre-ville, mais au calme quand même. Un nid d’amour urbain, je vous dis !
C’est dans cette esquisse du paradis que le sort, après m’avoir fait humer le bonheur, a décidé de me jouer un coup de pute cosmique. Je dis cosmique car je suis hanté, depuis ce matin, par l’image de ma bonne étoile qui me fait un royal doigt d’honneur ! « Pan ! Dans les dents, mon grand ! », - l’entends-je même se moquer par moments.
Tout a commencé ce jeudi après-midi lorsque, affalé sur mon canapé à dévorer la saison 4 de « Will & Grace » en v. o., j’ai été dérangé par la sonnerie. En ouvrant la porte, j’ai découvert une fille, black, ultra-mignonne avec un cul rond et ferme pas possible moulé dans un jean qui semblait avoir été cousu sur elle, qui s’excusait d’avoir pris un peu de retard à la chambre à lessive et qui me garantissait qu’elle aurait fini dans moins d’une demie heure. « Non mais écoutez il n’y a pas de problème étant donné que notre jour de lessive c’est le dimanche et pas le jeudi, - lui ai-je répondu alors que la phrase qui se formait dans ma tête ressemblait plus à : Merde ! Fait chier, chier, chier et merde ! Voilà que moi et mon compagnon camerounais - qui en plus se trouve être bisexuel -partageons le pallier avec une africaine foutue comme une gravure de mode ! »
J’ai immédiatement pris la décision de ne pas parler de la ramassoire d’en face avec mon ami histoire de ne pas lui donner l’impression d’être jaloux ou effrayé (« Ramassoire » c’est le surnom que j’ai donné ce matin à notre voisine lorsque j’ai appris que son prénom était Rama, qu’elle travaillait dans un bar et qu’elle collectionnait les relations d’une nuit avec ses clients).
Depuis jeudi donc : silence radio en ce qui concerne la ramassoire.
Ce matin, alors que nous remontions de la chambre à lessive avec notre panier à linge roulant, j’ai bêtement demandé : « Tu as déjà croisé nos voisins de palier ? Non parce que ça fait plus d’un mois qu’on est là et je n’ai encore vu personne. C’est pas que je m’en plaigne, mais bon…
- Oui, - m’a-t-il répondu l’air de rien et en désignant d’un geste vague la porte en face de la nôtre. – J’ai vu la fille qui habite là, c’est une ex à moi. »
Sous mes pieds, j’ai senti la terre tourner, comme si j’étais son axe de rotation. J’ai vu l’immeuble tourner autour de moi, le monde entier tourner autour de moi et j’ai même senti toutes les galaxies tourner autour de moi. C’est à ce moment-là d’ailleurs que pour la première fois j’ai vu passer ma bonne étoile me faisant un bras d’honneur en souriant sournoisement.
« Pa… Pardon ?!, ai-je balbutié.
- J’étais sûr que tu réagirais comme ça, - m’a-t-il répondu en souriant. – Allez ! Rentre ! »
Merci à vous tous de bookmarker cette page afin de pouvoir m’informer, au plus vite, dès que vous aurez eu vent d’une émission de Jean-Luc Delarue, Mirelle Dumas ou même Evelyne Thomas ayant pour thème « Je vis en face de l’ex de mon conjoint ! » Je suis même prêt à faire un « Vis ma vie d’accro du cul » vu que c’est ce pour quoi je ne vais pas tarder à passer aux yeux de tout mon entourage ! Non parce que là j’en suis à programmer mes prochaines journées autour de parties de fesses toutes les 5 heures afin d’être sûr que mon mec n’aura aucune envie ou énergie à aller dépenser chez la sénégalaise d’en face !
22/08/2007Chattes pratiques
Pour commencer mon post sur les vagins, un petit article trouvé ce matin dans le "20 Minutes" lausannois qui m'a fait sourire :
Sinon, toujours en ce qui concerne les trous, j'ai retrouvé une publicité qui confirme effectivement - eh oui ! désolé messieurs ses détracteurs - que Tatipute de Secret Story a bien été mannequin internationale après avoir été séquestrée et violentée contre la volonté de son propre plein gré mais avant d'avoir été enfermée dans la maison de TF1 par son mac, Xavier (qui devrait faire du porno selon moi). A l'époque elle s'appelait Tatignasse :
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Esperame en el cielo corazón
Si es que te vas primero
Y alli entre nubes de algodón
Empezaremos de nuevo
And all that you've ever learned...
...TRY TO FORGET
UNA NOCHE DE VERANO
He querido ser
Para vosotros ese ser
Anónimo con el que todos
Hemos ya pasado un par
De horas en un bar
Una noche de verano
Hablando de lo bueno
Y lo que vamos a cambiar
Riendo de buena gana
Brindando a por todo
He querido ser
Un momento divertido
En vuestras vidas
Y desaparecer
Antes que saliera el sol
No ser al despertar más
Que una gota más de alcól
Pero pregunté :
“¿Como os llamais, se puede saber?
- Miguel, - has dicho tu”
Y él “Estéban” o “Teba” ya no sé
Mi nombre contesté
Y “Encantado” los tres
Escuchando a Mecano
Nos dimos la mano
Mientras las noches de Madrid
Te emborrachan la razón
Y las copas y los brindis
Te dan la ocasión
De dar un paso más
Hacia adelante o hacia atrás
Cuántas veces he pensado
Irme al baño y no volver
Yo sé qu’entre sensatez
Y locura hay un paso
Que uno da sin enterarse
Escuchando a Mecano
Una noche de verano
Hartos de beber
Los tres nos fuimos del local
Cogidos de la mano
Y con ganas de bailar
Corrimos por las aceras
Saltamos como crios
Apostando a cuál de los tres
Tocaría más estrellas
Mientras las noches de Madrid
Te emborrachan la razón
Y las copas y los brindis
Te dan la ocasión
De dar un paso más
Hacia adelante o hacia atrás
Cuántas veces he pensado
Irme al baño y no volver
Yo sé qu’entre sensatez
Y locura hay un paso
Que uno da sin enterarse
Escuchando a Mecano
Una noche de verano
Y luego despertar
En un lecho de sudor
Dos cuerpos más el mio
La misma gana de gozar
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