28/03/2007Oui à une police juste, efficace et non violente
Dans le film ci-après, vous allez assister à une intervention des forces de l'ordre des plus convaincantes. Ce document pourrait rapidement devenir l'emblème de la campagne présidentielle de Monsieur Sarkozy, un argument imparable et dangereux, car n'oublions pas que si tout fini bien dans ce cas précis, la majorité des interventions de ce style se terminent quand même souvent dans un bain de sang et dans une spirale d'injustices et d'abus de pouvoirs.
Regardez et faites-vous votre propre opinion. Mais n'oublions pas le plus important : saluer le professionnalisme sans faille de ces deux valeureux gardiens de la Paix !
Ames sensibles, profitez-en, vous pouvez regarder ce document, votre sensibilité ne sera pas heurtée !
Merci la police !
27/03/2007ATTENTION, la blague racontée dans les comments de ce post pouvant heurter la sensibilité de certains lecteurs, elle est accompagnée de ce logo
Dis-moi pourquoi...
...ce couillon de Noé n'a pas écrasé les deux moustiques ?
26/03/2007Dis-moi pourquoi...
...les gens commandent un double cheese et une grande portion de frites avec un Coca Light ?
23/03/2007Je t'aime... mais...
Oui, je sais, je copie... On est jamais bien original dans ces moments-là...
Après des mois de vie commune et de tranquillité, de beauté même dans nos rapports, de construction et de tempérance, cette nuit je me suis de nouveau retrouvé à tourner sur moi-même comme un téméraire vulcanologue tournerait sur les bords d’un volcan, risquant à tout instant de se faire emporter par une explosion de lave. J’ai atteint le point de fusion il y a quelques jours déjà et ces dernières heures n’ont été qu’un pénible combat intérieur, contre ce feu qui m’habite, pour ne pas y céder, ne pas le laisser sortir.
Ce matin, je me suis embrasé. Oh… Pour pas grand-chose, un détail. Cette fameuse gouttelette d’eau insignifiante qui pourtant fait toute la différence. Je l’ai réveillé, j’ai hurlé, je me suis exprimé, aussi adroitement que possible, mes paroles déformées pourtant par la réaction à laquelle je m’abandonnais, ce besoin de le blesser et d’être aussi clair que possible, tourbillonnant dans une sorte de vide paradoxal si on tient en compte la densité des émotions et sensations qui emplissaient la pièce : colère, fatigue, rage, ennui, mauvaise foi, peur, lassitude, lâcheté ou encore confusion…
Plus tard, exténué de n’avoir pas seulement été acteur mais metteur en scène, auteur et assistant technique (c’est moi aussi qui est fait retomber le rideau), j’ai ouvert mon compte sur Gayattitude.com, plus comme on ouvre un journal intime pour en relire quelque contenu que pour lire les autres membres. J’ai cherché dans les récits de mon passé des scènes ou des situations similaires et les ai relues, attentivement, analysées. J’avais besoin de retrouver des parallèles avec aujourd’hui mais aussi des perpendiculaires, pas juste avoir la sensation que ma vie se répète, que c’est toujours la même chose avec Lui, que je ne tire aucune leçon. Il me fallait aussi, pour me rassurer, trouver une progression, un changement, dans mon comportement au moins… Je n’en ai trouvé aucun. Ni chez moi, ni chez Lui. Je suis le même. Il est pareil, fidèle à lui-même.
Alors quoi ? Quelque chose doit bien être diffèrent pourtant parce que je ne me sens plus comme avant après une dispute.
J’ai analysé ce que je ressens : la peur d’affronter la vie sans Lui est toujours présente, l’envie contradictoire d’avancer plus vite, sans Lui, aussi ; la colère, vive, soulevée par sa maladresse et sa mauvaise foi, une colère que je retourne contre moi, comme à chaque fois, parce que ce n’est pas de sa faute, c’est la vivacité de mon esprit et ma verve, impétueuse et accusatrice, qui créent ce niveau de communication parent/enfant, aussi intimidant pour Lui que castrateur ; la perte de repères, parce que je me sens m’éloigner de Lui, la perte de goût aussi, car tout ce que j’avais prévu pour ces prochains jours se fera sans Lui…
J’y suis ! Deux choses ont changé : la première est que nous vivons ensemble à présent, et je ne vais pas pouvoir rentrer, boire, faire venir des amis et repartir de plus belle dans la vie, pour quelques jours, me donner l’illusion que tout va bien et que tout n’ira que mieux, me ressourcer, sentir le manque… Non, je n’aurais pas d’autre choix que l’affronter à nouveau, ce soir et demain matin, demain soir, dimanche… La deuxième est que toute la séduction qu’il pouvait déployer par le passé pour me reprendre ne fonctionnera pas cette fois : je connais tous les gestes de ses mains, les manèges de son corps et les sortilèges de ces yeux. J’ai eu le temps de lire le grimoire, d’en apprendre par cœur, comme on apprend un poème, certaines formules, les démystifiant, perçant leur secret, développant, naturellement, avec le temps, non pas des antidotes mais carrément des anticorps qui m’en protégeront…
Une troisième chose encore a changé, et elle change encore, je la sens grandir en moi alors que je réalise ce qui précède : la peur. J’ai plus peur aujourd’hui que jamais auparavant, une peur effroyable qu’à cause de tout ça, la situation nous échappe.
21/03/2007POST VELCRO DU CUL
CASIMIR EST UNE SALOPE !
AVEC CET OBSEDE C'EST TOUS LES JOURS LE PRINTEMPS !
20/03/2007POST SECURITE AU TRAVAIL
Pour exercer votre habilité à repérer des risques liés à la sécurité au travail, vous devez identifier, sur chacune des photos suivantes, numérotées de 1 à 7, le risque encouru par ces professionnels de l'artisanat.
Vous avez un total de 2 minutes pour définir les risques et les reporter après le numéro de photo concerné dans les comments au post.
Attention, la difficulté d'identification du risque mis en scène sur les photos est progressif.
Bonne chance !
19/03/2007Interpellation homophobe
Toujours dans cette boîte de nuit dans laquelle a eu lieu ce pseudo « défilé de mode » samedi, j’ai été victime de quelques apostrophes homophobes.
La première a eu lieu pendant le spectacle. Je dansais devant le public et je jouais avec l’auditoire, m’approchant de façon suggestive d’une table où l’ambiance me semblait bonne ou faisant des clins d’œil et des sourires à tel ou tel autre membre de l’assistance dans le but de faire prendre un peu la sauce. Un garçon en bout de piste m’a fait signe d’approcher et j’ai avancé vers lui d’un pas très… « catwalk », dirons-nous. Arrivé en face de lui j’ai recommencé à bouger et là j’ai entendu « Vas-y t’es belle ! Dégage maintenant ! » Je me suis relevé, lui ai fait face et m’en suis éloigné en affichant une moue qu’on pourra résumer par un grand « pffff » de déception. Après quelques petits tours sur la piste, et encouragé par la bonne réaction générale du public à ma prestation, je suis reparti vers le garçon en question et je l’ai attrapé pour dansé avec lui. Il est rentré dans mon jeu et s’est collé à moi. C’est à ce moment-là que je l’ai repoussé et m’en suis éloigné lui faisant face, de façon très théâtrale, le bras tendu vers lui, mon index se balançant, dressé, en un grand : NON. Je lui ai envoyé un baiser puis j’ai disparu en coulisse.
Plus tard, après le spectacle, alors que j’avais revêtu mes vêtements et qu’un ami m’avait démaquillé et recoiffé avec les moyens du bord, j’étais fabuleusement installé au bar dans le carré VIP lorsqu’un petit gamin de quinze ans au plus m’a demandé un autographe. Il ne m’a pas fallu plus d’une seconde pour voir à quel point il était alcoolisé et à côté de la plaque. « Un autographe ? Tu dois me confondre avec Chantal Goya, non ?
- Non j’veux un autographe parce que t’es pédé, - a-t-il alors crachoté.
- OK. Va jouer plus loin s’il te plait.
- Non, sérieux. Si tu m’files un autographe j’te baise bien. J’vais t’faire crier et tu vas aimer, - a-t-il insisté en mimant une baise maladroite avec le bassin, tenant à peine sur ses jambes.
- Tu veux pas plutôt aller te trouver une nana et m’lâcher un peu ?
- Non, j’suis trop bourré pour ça. J’veux un pédé.
- Ecoute j’connais deux ou trois filles qui ont défilé et qui sont de loin pas compliquées.
- Allez viens… J’vais t’niquer, - a-t-il dit une fois encore avant de changer de trip, complètement à l’ouest. – Arrête d’être pédé, y a tellement d’meufs à baiser.
- Allez, fous l’camp ! - dis-je fermement après avoir éclaté de rire. – Dégage où j’te fais mettre dehors.
- Allez quoi… J’vais t’niquer, pédé, - continuait-il d’insister, toujours souriant, pas méchant, dans son monde, chancelant.
- T’aurais pas été laid, moche comme t’es, peut-être, - ai-je dit méchamment cette fois dans le but de l’énerver et qu’on en finisse. - Mais là non, désolé. »
C’est sa réaction à ce moment-là qui m’a le plus choqué, plus encore que son âge et son état d’ébriété : il a eu l’air déçu, comme assommé par mes mots. Il a arrêté de sourire et il a juste dit « pédé » mais sans me regarder, ses yeux tombaient vers le sol alors qu’il titubait vers la droite, s’éloignant déjà calmement, profondément blessé je crois.
J’ai eu envie de le rattraper et de me la jouer cool avec lui, peut-être l’aider à devenir moins con. Et puis non… C’est pas mon rôle et qui sait comment il aurait pu encore réagir. En plus, il n’était vraiment pas très avenant ce pauvre garçon, c’est cruel mais c’est comme ça. Je m’étais déjà coltiné des fringues pourries toute la soirée je n’allais pas en plus m’entourer de débris en plein âge bête !
Une expérience, comparable à une perte de virginité douloureuse au fond d'une cave, lors d'un viol brutal
Mon défilé a eu lieu, samedi soir.
Je sais maintenant avec certitude que je ne suis pas un suiveur et donc, par conséquent, que je ne suis pas un mannequin. Je pense qu’en l’espace des trois heures que j’ai passées dans les coulisses avant le show, j’ai dû avoir des mots avec à peu près tous les membres du staff, les autres modèles et même la sécurité.
Après avoir vainement tenté, généreusement pourtant et dans le seul but d’éviter aux organisateurs d’avoir l’air totalement ridicule, d’intervenir et de les aider à se sortir du bourbier dans lequel ils s’enfonçaient sous mes yeux, j’ai finalement été contraint de lâcher l’affaire pour m’occuper égoïstement et exclusivement de ma petite personne.
Tout ce qui pouvait mal se passer, s’est mal passé, inévitablement, sans que personne ne puisse rien faire. J’ai compris l’ampleur du désastre lorsque j’ai vu les premières filles habillées et maquillées. On aurait dit que quelqu’un avait ramassé une douzaine de putes sur un boulevard pour déchirer leurs vêtements, les décorer de trop de colliers, ras-du-cou et autres sautoirs de fausses perles en résine avant de leur dessiner grossièrement un affreux masque de carnaval sur le visage ! L’une d’entre elles, qui s’était faufilée pour fuir dans les toilettes et enfin voir dans un miroir de quoi elle avait l’air, est même revenue en pleurant. J’ai failli en faire autant lorsque j’ai subi les assauts alcoolisés de la coiffeuse. D’une main elle tenait sa clope, de l’autre elle me plaquait les cheveux en arrière avec une cire bon marché. Je me suis contenu jusqu’à ce qu’elle me tienne le front avec la paume de sa main-cigarette. « Tu ne me colles pas ta clope dans les cheveux ! Merde ! Non, en fait tu ne me touches plus tant que j’ai pas un miroir pour voir ce que t’es en train de me faire ! Il est hors de question que je ressemble à ces mortes-vivantes ! – ai-je crié en désignant l’ensemble des filles qui ont saisi l’occasion pour se révolter et braver la sécurité (qui nous empêchait de quitter cet exigu local dépourvu de glaces) et courir aux toilettes pour se voir et constater l’ampleur des dégâts. »
La coiffeuse ne s’est plus approchée de moi de toute la soirée. Pareil pour la maquilleuse qui, c’était trop tard, m’avait déjà défiguré.
A mon tour, j’ai sauté les barrages de sécurité pour atteindre le bar et me faire servir une Absolut glace. Une des organisatrices m’a rattrapé en insistant pour que je retourne vite en coulisse parce qu’il ne fallait pas que le public découvre les modèles avant le défilé. Là, j’ai éclaté de rire : « Non mais t’es sérieuse ??? Ma pauvre Agnès, la moitié des blaireaux qui sont là portent les mêmes fringues que nous !!! Réveille-toi ! On n’est pas autour d’une passerelle à Milan ou Paris ! Le seul événement de la soirée ça va être des mannequins morts de honte ! Et moi, si tu veux que je participe à cet attentat contre le bon goût, il me faut un ou plusieurs verres ! »
Bref ! A peine retourné dans la loge principale, j’ai entendu la marche funèbre qui m’avait été choisie et… j’ai dansé sur l’échafaud, en espérant avoir touché un fond tellement profond que personne ne m’y verrai, jamais.
« I’m bringing sexy back ! Yeah ! »
Mon corps ouvert
Suite à une petite intervention chirurgicale que j'ai subie il y a deux semaines et au retrait des points certainement prématuré, la cicatrice s'est rouverte brutalement dans la nuit de vendredi à samedi. La sensation a été celle d'un coup de poing dans le ventre, un véritable choc qui m'a secoué jusqu'à l'épine dorsale, puis elle a cédé la place à un léger étourdissement.
J'ai regardé cette nouvelle ouverture dans mon corps comme hypnotisé pendant que mon ami rassemblait quelques affaires et appelait un taxi pour foncer aux urgences. C'était étrange comme vision. Irréel. J'avais, un peu au-dessous du sein gauche, un trou oval, profond. On aurait aisément pu y introduire un index, l'y plonger jusqu'à la base de l'ongle sans que celui-ci n'en touche les bords et avant d'en atteindre le fond, rouge et sensible. J'ai hésité à le faire et puis je me suis ravisé en réalisant que c'était le meilleur moyen d'infecter la plaie. Puis j'y ai repensé. Je me suis dit que si je voulais sentir "cette" sensation, c'était le dernier moment, parce que dans quelques minutes, je serais pris en charge par un chirurgien qui me refermerait à nouveau.
16/03/2007POST "CA TOMBE BIEN, J'AVAIS MAL AU CUL"
* campagne d'affichage du plus grand opérateur téléphonique belge
15/03/2007Meuuuh !
Voilà, c'est commandé !
Le four à raclette le plus fun du monde ! Je me réjouis de voir ses naseaux s'allumer et de tirer sur ses petites cornes !
14/03/2007
Jour Pi
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13/03/2007Veni, Vidi, Sexy
Hier soir c’était la répétition générale pour le show de samedi.
J’y suis allé, j’ai vu, j’ai dansé (telle la bête) et j’ai vaincu !
Autant au niveau de la musique que des mes compagnons de défilé, j’ai eu de la chance au tirage ! Premier passage sur « Sexyback » de Justin T. avec un ami italien splendide et passages suivants sur une house particulièrement élégante avec Karim (absolument adorable et 100% gay friendly) puis Mouss, rouleur de mécaniques contrarié par notre succès (à mon ami italien et à moi-même) auprès de sa cour de d’admiratrices défilantes.
Il faut dire qu’après avoir goûté à une amère déception en voyant les fringues que nous devrons porter, après avoir été rattrapé in extremis par un membre du staff lorsque j’ai tenté de fuir à cause de la musique sur laquelle on voulait nous faire passer et après avoir été séquestré dans la boîte de nuit (pas des plus à mon goût) dans laquelle aura lieu le spectacle, je me suis dit : « Ok mon grand, t’étais d’accord pour le faire, maintenant tu assumes ! Effectivement, tout se passe aussi mal que possible, et alors ? Tu sais que dans ces moments, y a rien d’autre à faire d'autre que… danser ! »
Et j’ai dansé !
En fait, avec mon ami italien, nous avons donné un show des plus gay dans un contexte qui se voulait pourtant rock/rap au départ, affichant des attitudes hautaines et détestables, jonglant habilement avec une provocation aussi agressive qu’exagérée et un naturel provocateur, nous déhanchant avec une dextérité telle que Samira, une Barbie marocaine présente, est venue me demander si je pouvais revoir avec elle sa choré sur Shakira. J’ai dit : « Je déteste cette pute de Shakira ! Mais on aura qu’à dire que je le fais pour toi ! »
Karim aussi est revenu vers moi pour me suggérer que, pour notre passage commun, nous improvisions un petit show tous les deux, insistant sur le fait qu’y avait pas d’embrouilles avec lui et que je pouvais être cash comme je suis, qu’il était à l’aise avec ça (l’homosexualité, je suppose) et que j’étais grave mortel ! En partant je l’ai embrassé sur le front, le petit Karim.
Bon, je me suis pas fait que des amis non plus : j’ai fais mon difficile sur à peu près tout, j’ai dit haut et fort que leur rap c’était de la merde, qu’il était temps de revoir leur attitude « banlieue » et que « fille » n’est pas systématiquement synonyme de pétasse. Ah oui ! J’ai aussi ajouté je sais plus trop à quel moment que Diam’s est une conne et ça m’a valu un : « J’sais pas qu’elle est la plus conne des deux… Allez vas-y ! Lâche le délire ! » de la part de Mouss.
Mouss a semblé avoir quelque problème aussi avec les familiarités entre Karim et moi. Jaloux ce garçon, j’vous l’dit moi ! Il a juste besoin d’attention. D’ici la fin de la soirée de samedi, j’l’ai dans la poche arrière d’mon jean, sûr !
En fait, je sais pas si c’est les trois bières que je me suis descendues en fin d’après-midi, le joint qu’on s’est fumé dans le train ou l’euphorie du désespoir, le fait est que j’ai accroché tout ce qu’on m’avait demandé d’accrocher : regards, lumières et attentions. Je suis d’ailleurs, d’ores-et-déjà, et avant même que le défilé soit passé, casté pour un prochain spectacle à Genève en mai prochain.
Je me suis pas avancé, j’ai dit que je devais y réfléchir en fonction de mon emploi du temps. En fait, j’ai surtout plus envie de me lancer dans de tels investissements de temps sans être rémunéré.
La prochaine fois, si ils me veulent, ils m’achètent !
07/03/2007Vis ma vie de sportif
Ceux qui me suivent savent que je me remets difficilement au sport… Je ne sais pas… J’ai un manque de motivation évident… Alors est-ce dû au fait que je suis mannequin malgré que j'ai pris du poids ou au fait que je réalise qu’il n’y a pas besoin d’être une bombe pour vivre avec un canon ? Je n’en sais rien ! Le fait est que je peine à reprendre ma routine sportive.
Le soir, parfois, je trouve le courage et je vais courir dans un parc à côté de chez moi. Parce qu’il surplombe une bonne partie de la ville et qu’on y est divinement pour regarder les couchés de soleil, il y a souvent plein de gens, des jeunes et des moins jeunes, qui squattent les nombreux bancs, qui y discutent ou fument quelques joints.
Cet après-midi, après avoir lutté contre moi-même et m’être fait violence pour enfiler mes baskets et aller courir, alors que je tournais au sommet du parc en question, j’ai constaté, en passant près d’un de ces bancs, que son occupant, un arabe d’une trentaine d’années, grand et fin aux cheveux longs, me regardait passer à chaque fois avec insistance. Lorsque je suis passé près de lui pour la troisième fois, j’ai remarqué qu’il me souriait. La quatrième fois il m’a fait un geste avec ses mains, une sorte de roulement m’invitant à continuer. La cinquième, j’ai vu ses lèvres bouger. Mon iPod à fond, je n’ai évidemment pas compris un seul mot. Je me suis donc arrêté (en trottinant quand même sur place) et, après avoir arraché mes écouteurs, lui ai dit : « Pardon ?
- Il faut faire une pause, - m’a-t-il dit avec un fort accent avant de m’inviter à m’asseoir. – J’ai des bières. Je t’invite. »
J’ai éclaté de rire et j’ai décliné l’offre.
Il ne manquait plus que ça : que des mignons maghrebins viennent me poursuivre armés de bières fraîches sur mon lieu d’exercice ! En regardant son sourire, magnifique, et son regard, perçant, je me suis quand même dit que c’est pas possible, qu’il doit y avoir une pute là-haut dans le ciel qui s’y connaît drôlement en matière de tentation !
Bref, autant vous dire tout de suite qu’au lieu de me contenter des mes 5 tours de piste habituels et prévus, je m’en suis tapé 8 juste histoire de revoir son sourire trois fois de plus.
Finalement, ça a quand même eu du bon. En fait, tout ce qui me manquait, c'était une carotte.
Army Of Lovers - Mondo Trasho
Hier, totalement par hasard, alors que je faisais de l'ordre sur mon disque dur, je suis tombé sur "Mondo Trasho", un morceau génial d'Army Of Lovers, un groupe que j'ai adoOoré pendant des années.
Je ne savais même pas que je l'avais téléchargé...
J'en avais presque les larmes aux yeux... Tous ces souvenirs que ça a ravivé !
Mais bon, je me suis vite repris et, convaincu que "bailar c'est chic", j'ai cliqué sur "repeat" et j'ai dansé et défilé en chantant à travers l'appartement, sous le regard effrayé de mon bébé qui ne comprenait rien.
Y a des trucs qu'on peut pas partager !
06/03/2007Réhabilitation
Pour moi, Courtney Love, c’est avant tout le leader d’un groupe génial que j’ai découvert pendant mes études, Hole.
J’étais dans mon époque « R » (Rebel&Rock&Revolution) et je me consolais d’être né beaucoup trop tard pour vivre le Glam Rock et d’être arrivé juste après l’heure H marquant l’apogée de la New Wave, période qui me fascinera pendant des années et des années... Je me consolais donc de ce mauvais timing en faisant comme tous les ados de mon âge : en étant grunge. Je m’explosais les oreilles à coups de Sonic Youth, de Nirvana, de Heroes del Silencio, de Breeders et autres Pearl Jam, sans ne trouver jamais, dans aucun de ces groupes, un élément qui aurait fait que je puisse m’y identifier, ni dans leur image ni dans leurs textes. En gros, ils ne parlaient pas de moi et leur apparence ne me parlait pas. Je les entendais sans les écouter, juste pour être dans le coup.  Secrètement, j’étais fan de Siouxie & the B., de Jarvis C. et surtout de Robert S. Ils n’étaient pas ou plus dans le coup au début des 90’s. Has been ou wannabes, selon qu’ils avaient disparu ou trahi les puristes en s’éloignant de leurs racines, ou qu’ils n’étaient pas assez rock, trop pop, donc des rigolos. Moi, je les adorais malgré tout et je regrettais juste, comme dit plus haut, d’être né quelques mois trop tard et de ne pas avoir été là, à leurs concerts, les yeux kohlés et les cheveux crêpés. Alors je remontais le temps en écoutant leurs textes romantiques, en dansant, titubant, comme pendu au plafonnier de ma chambre, fantasmant sur ces personnages dépressifs aux lèvres rouges, androgynes et sexuellement troubles, incompris, comme moi. J’écoutais Grace Jones aussi, et je ressuscitais clandestinement Depeche Mode et Nina Hagen.  J’ai donc vécu honteusement cet âge ingrat qu’a été mon adolescence, pas pour des raisons de boutons, non, j’ai toujours eu une belle peau, mais plutôt à cause d’une inadaptabilité musicale.
Jusqu’au jour où, sur MTV, une VJ a annoncé « Doll Parts », la dernière vidéo d’un groupe que je ne connaissais pas, « Hole », deuxième extrait d’un album qui m’était également inconnu, « Live through This », mais qui n’allais pas tarder à devenir non seulement un lien entre mes goûts musicaux, mon besoin de théâtralité et mon époque, mais également, l’un des meilleurs albums rock de tous les temps !
Je découvris la vidéo dans un soupir de soulagement, comme si elle mettait en scène un messie avouable, une sorte de héro contemporain et trendy que j’aurais attendu longtemps : Courtney Love. Avec son look de jeune écolière aux bas déchirés, elle faisait froid dans le dos. On aurait dit qu’elle venait de se soustraire à de mystérieux agresseurs, peut-être les mauvais garçons du quartier qui l’auraient violée sur la banquette arrière d’une voiture pourrie, peut-être un oncle perturbé et lubrique…
Elle était tellement plus étonnante à regarder que son mari, dérangeante et transgressive, plus perturbante et rebelle. Bien sûr qu’elle n’a rien inventé, mais grâce à elle, sans en être dénaturé pour autant, le grunge n’était plus un courant machiste et sombre, elle y avait amené un arc-en-ciel de couleurs, de la blondeur et de la chair, de la sexualité, de la féminité, du « gay ».
Des années avant Marylin Manson, elle a incarné – et, contrairement à lui, naturellement – le meilleurs et le pire de la société américaine. D’un côté, on avait une fille plutôt mignonne, si blonde qu’on aurait pu la croire innocente, partie de rien pour arriver sur MTV, talentueuse et limite glamour dans ses petites robes de communiante (signe distinctif plutôt surprenant pour une rockeuse grunge), et de l’autre, on avait le personnage qu’elle devenait peu à peu, une espèce de pute révoltée et toxicomane qui hurlait comme une démente sur scène en proférant des insanités qui auraient pu faire rougir le Diable en personne. On sait, aujourd’hui que son Mr. Hyde a pris le dessus, que sa part sombre n’était pas juste un produit marketing, et cela rend, à mon avis, « Live Through This » encore plus étonnant et précieux.
Pour en revenir à cet album, je conseille tout simplement aux amateurs de ce style de musique qui ne le connaîtraient pas encore, de le découvrir. C’est une merveille ! Court, efficace, agressif et réaliste, il est tout simplement parfait. C’est un album d’une maturité exceptionnelle et, à mon humble avis, bien plus abouti et cohérent que la plupart des œuvres s’inscrivant dans le même courant. Quelques années plus tard, on pourrait être adolescent, gay et avoir une identité rock grâce au grand retour de tous les dinosaures 70’s et 80’s, à Placebo ou encore, et dans le plus pur esprit Hole et Courtney Love, à Garbage et Shirley Manson. Mais au début des années 90, ce n’était pas aussi évident que ça, donc… Merci Courtney !
PET SHOP BOYS LIVE @ VOLKHAUS, ZH - 15th MAY 2007
02/03/2007Notes On A Scandal & The Descent
En début de semaine, nous sommes allés voir le film de Richard Eyre dont on parle beaucoup en cette période d'Oscars tellement les prestations des deux actrices principales (Judi Dench et Cate Blanchett) sont justes.

Je n'ai pas été déçu, de loin pas, bien qu'il m'ait fallu un bon moment pour entrer dans le film. Et c'est justement là que réside, à mon avis, tout l'intérêt de l'oeuvre : le spectateur s'y perd régulièrement, mais pas totalement, on le reprend vite par la main pour le conduire vers un nouveau décor, une autre dimension du problème. C'est que plusieurs thèmes difficiles sont abordés pendant ces deux heures, des thèmes qui n'ont rien à voir les uns avec les autres telles que la solitude, l'homosexualité féminine et surtout le détournement de mineurs. Tout y est mélangé et survolé, on n'entre vraiment dans aucun de ces sujets, on les effleure juste, on les met au service d'un simple et efficace thriller, les plaçant ça et là, par petites touches, pour donner profondeur aux personnages et réalisme à l'histoire. Et ça marche ! Drôlement bien !
Plus tard, mercredi soir, j'ai ressorti le DVD de The Descent pour le montrer à une amie qui est passée à la prendre un verre. Je l'avais déjà vu et je m'en souvenais vaguement comme d'un film qui m'avait bien fait flipper mais sans plus...
Eh bien je l'ai en quelque sorte redécouvert et dans toute sa grandeur ! Ce film est un véritable chef-d'oeuvre d'épouvante ! On y ressent tour à tour le dégoût, la claustrophobie, le vertige, la terreur et, tout au long du film, le désespoir ! Le générique de fin vous laisse avec la certitude que vous en ferez des cauchemars...
Personnellement, j'ai été content qu'il se termine tellement je l'ai trouvé éprouvant. J'en suis ressorti triste, boulversé par l'image de la mort qui nous est donnée à la fin, comme si elle était la seule issue, attendue et accueillie avec bonheur et sérénité.
Et comment pourrait-il en être autrement après les cent minutes halletantes et inhumaines qu'on vient de se prendre dans les dents ?
01/03/2007De la difficulté, ces temps, de concilier mes différents « mois »
J’étais parti sur un titre du genre « La difficulté d’être gay », et je me suis ravisé en réalisant que plein d’hétéros vivent très certainement ces mêmes instants difficiles au cours de leur triste vie (si, si, car le terme hétéro désigne aussi les filles pas lesbiennes, nos cousines germaines) et qu’il n’y a pas de lien de cause à effet entre ma « pathologie » et ma condition. Mais finalement, qu’est-ce qui me rend gay ? Le fait de coucher avec des hommes et d’être très avant-gardiste (pour ne pas dire expérimental) dans ma façon de m’habiller ? Oui, au fond il n’y a que ça qui me différencie de l’hétéro moyen. J’aimerais que la différence soit plus marquée, mais elle ne l’est pas. Bien sûr certains me diront que je suis plus sensible, plus intelligent, plus raffiné, plus amusant et plus à l’écoute que mes voisins les hétéros, mais c’est sans doute parce que ces personnes sont gays aussi et que, secrètement, ils aimeraient que je les conforte dans leur illusion de différence en leur retournant leurs attributs complimentaires ( « - Oui, je sais, ce mot n’existe pas !
- Mais… Existes-tu vraiment ?
- Je pense que ce mot devrait exister, donc, si on en croit Descartes, je pense donc j’existe et, par conséquent, le mot existe aussi ! Na ! C’est comme ça et pas autrement ! Laisse-moi poursuivre mon essai !).
Je vous l’ai dit dans le titre : j’ai du mal à ME concilier…
Autre exemple de cette évidence :
Il faut impérativement que je me remette au sport, c’est un fait. Je le sais et j’y travaille. Tous les jours, je prépare religieusement mon sac et je viens au bureau avec, chargé comme une mule. Tous les soirs pourtant, un « moi » trouve une bonne raison pour ne pas aller au fitness. Dernièrement, ce « moi » a un argument de poids : j’ai été sélectionné pour défiler parmi des Karim à la peau magnifique, des Mike musclés et des Mouss super sympas aux sourires ravageurs ; je suis donc beau, sympa et physiquement enviable ! Il n’a pas tout tort ce con, et force est de constater que l’argument satisfait la plupart de mes « mois » étant donné que depuis ce casting, mes seuls efforts physiques se résument à porter mes affaires de sport toute la journée de gauche à droite et à me faire mal avec une agrafe ou un porte-clés pointu, sans causer de marques, à chaque fois que la faim me tenaille, et tout cela, sans que je n'éprouve que très rarement la sensation de mauvaise conscience.
Cela m'arrive pourtant parfois, brièvement, car d’autres « mois », irréductibles et déterminés, luttent contre cette attitude fainéante en me répétant, à chaque fois que je me regarde dans un miroir, que mes traits seuls ne suffiront pas longtemps à vendre mon ensemble et qu’il faudrait, urgemment, muscler, affiner et remonter toutes les zones tombantes ou flasques de mon corps pour compenser les imperfections, charmantes cela dit, de mon visage.
Il est vrai que, de face, mon visage est plutôt pas mal. Par contre, j’ai le même problème que feue Anna-Nicole : de profil, c’est tout à fait autre chose. En effet, vu de côté, mon nez aquilin, mon menton trop court et mon front trop en arrière ressortent beaucoup trop et l’ensemble n’est de loin pas des plus avenants. Pour « corriger » ces défauts, il y a bien une solution toute aussi confortable que le fait de ne pas manger pour maigrir plutôt que de faire du sport, mais la plupart des « mois » sont trop peureux pour envisager la chirurgie esthétique.
Alors je me console en m’arrangeant pour que la plante intersidérale avec laquelle je partage mon quotidien me complimente le plus souvent possible sur l’aspect extérieur de mes « mois », leurs valeurs intérieures et leurs qualités humaines. J’ai quand même quelques « mois » qui ne se contentent pas de cette situation et qui me soufflent de me trouver un amant histoire de dissiper tout doute quant à leur désirabilité. Les autres, professionnellement très engagés ou très « socialytes », deux catégories de « mois » aux agendas plus que remplis, rient aux éclats face à ses idées saugrenues : « Tu n’as absolument pas le temps d’avoir un amant, C'EST RIDICULE ! »

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Esperame en el cielo corazón
Si es que te vas primero
Y alli entre nubes de algodón
Empezaremos de nuevo
And all that you've ever learned...
...TRY TO FORGET
UNA NOCHE DE VERANO
He querido ser
Para vosotros ese ser
Anónimo con el que todos
Hemos ya pasado un par
De horas en un bar
Una noche de verano
Hablando de lo bueno
Y lo que vamos a cambiar
Riendo de buena gana
Brindando a por todo
He querido ser
Un momento divertido
En vuestras vidas
Y desaparecer
Antes que saliera el sol
No ser al despertar más
Que una gota más de alcól
Pero pregunté :
“¿Como os llamais, se puede saber?
- Miguel, - has dicho tu”
Y él “Estéban” o “Teba” ya no sé
Mi nombre contesté
Y “Encantado” los tres
Escuchando a Mecano
Nos dimos la mano
Mientras las noches de Madrid
Te emborrachan la razón
Y las copas y los brindis
Te dan la ocasión
De dar un paso más
Hacia adelante o hacia atrás
Cuántas veces he pensado
Irme al baño y no volver
Yo sé qu’entre sensatez
Y locura hay un paso
Que uno da sin enterarse
Escuchando a Mecano
Una noche de verano
Hartos de beber
Los tres nos fuimos del local
Cogidos de la mano
Y con ganas de bailar
Corrimos por las aceras
Saltamos como crios
Apostando a cuál de los tres
Tocaría más estrellas
Mientras las noches de Madrid
Te emborrachan la razón
Y las copas y los brindis
Te dan la ocasión
De dar un paso más
Hacia adelante o hacia atrás
Cuántas veces he pensado
Irme al baño y no volver
Yo sé qu’entre sensatez
Y locura hay un paso
Que uno da sin enterarse
Escuchando a Mecano
Una noche de verano
Y luego despertar
En un lecho de sudor
Dos cuerpos más el mio
La misma gana de gozar
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