22/08/2007Chattes pratiques
Pour commencer mon post sur les vagins, un petit article trouvé ce matin dans le "20 Minutes" lausannois qui m'a fait sourire :
Sinon, toujours en ce qui concerne les trous, j'ai retrouvé une publicité qui confirme effectivement - eh oui ! désolé messieurs ses détracteurs - que Tatipute de Secret Story a bien été mannequin internationale après avoir été séquestrée et violentée contre la volonté de son propre plein gré mais avant d'avoir été enfermée dans la maison de TF1 par son mac, Xavier (qui devrait faire du porno selon moi). A l'époque elle s'appelait Tatignasse :
20/08/2007Violence graphique
Depuis quelques semaines, nous pouvons voir dans les rues de toute la Suisse, l'affiche ci-dessus, impunément placardée, dans toute légalité car le symbole du mouton noir est issu d'une expression populaire et son utilisation ne peut donc, en aucun cas, être taxée de raciste.
Personnellement, j'ai dû passer une bonne vingtaine de fois devant cette illustration sans jamais la remarquer. Il faut dire que je ne suis pas spécialement intéressé par la politique. Par contre, ce week-end j'ai pu constater, sur certains de mes amis étrangers ou de couleur (pour reprendre le vocabulaire et la symbolique de l'affiche en question), à quel point ce type de propagande peut perturber ou blesser profondément les personnes concernées.
Le pire de tout, c'est que de par ma situation dans ce pays, je suis directement concerné, et sans le savoir, par le projet de loi que l'UDC (Union Démocrate Chrétienne) tente de faire passer, à savoir de pouvoir renvoyer dans leur pays tout ressortissant étranger qui commétrait un délit grave en Suisse.
Le fond, à la limite, je veux bien en discuter et tenter de le comprendre. La forme, elle, me parait totalement inacceptable tout en m'apparaissant, malheureusement, des plus adroites et efficaces. En effet, comme toute propagande de "tout à droite", elle joue sur des clichés facilement compréhensibles et sur nos bonnes vieilles peurs. De plus, en poussant, par sa violence, les personnes concernées à réagir avec agressivité, elle ne fait que conforter les adhérents de ce parti dans leur sensation qu'il est grand temps d'agir contre cette menace que représente le mouton noir en colère.
Nous étions une dizaine de personnes sur ma terrasse samedi. Et nous avons parlé de cette affiche. Les esprits se sont enflammés et le ton est vite devenu passionné. Il faut dire que mes amis sont aussi merveilleux que différents les uns des autres. J'avais, dans quelques mètres carrés et ensoleillés, une Suisse en miniature, avec ses ressortissants, bons bourgeois bien établis ou endettés jusqu'aux dents, ses étrangers avec ou sans autoristation de séjour et ses étrangers récemment naturalisés. Parmi ces personnes, certaines votent à gauche, d'autres à droite, pour l'UDC même "parce qu'il n'y a pas plus à droite", sinon ils voteraient encore plus à tribord.
Plus tard, on m'a demandé pourquoi, étant chez moi et responsable de ce qui s'y passait, je n'étais pas intervenu envers ces "extrêmistes" parce qu'ils manquaient stupidement de respect envers certains autres présents. J'ai réfléchi et j'ai réalisé que je ne peux être responsable que de mon point de vue ou de mes opinions, en aucun cas de celles d'autrui. Chez moi ou pas, je n'ai aucun droit d'imposer mon point de vue et je ne vais en aucun cas trier mes amis en fonction de leur convictions politiques. Je n'ai pas pris en compte ce critère lorsque j'ai décidé de leur accorder mon amitié ou ma confiance, je ne vais pas commencer maintenant.
Quant à moi, je n'ai jamais reculé à l'heure de tendre la main à mon prochain, ne regardant pas à sa situation, ses origines ou ses intentions, je n'ai jamais hésité lorsqu'il a fallu enfreindre ou contourner certaines lois pour le bien de l'autre, et je me suis toujous entouré de gens divers et variés, y puisant la richesse de ma vie et de mes expériences. Curieusement, ai-je fini par constater en réponse au reproche qui m'était adressé, ces personnes si extrêmes dans leur vote, ont pourtant été parmi les premières à me prêter main forte et bien plus, lorsque je me suis battu pour mon conjoint, étranger et dans une situation des plus délicates et difficiles.
Ce dernier point, j'y ai repensé ce matin en retombant sur ces affiches, dans la rue. J'ai souri à la vue des moutons. Parmi les 3 blancs, qui boutent le noir hors de la croix suisse, il y a de bons moutons, avec un coeur, des tripes et des reins solides, pour le bien des moutons noirs, pour mon bien à moi, aussi. Ils ont aussi des idéaux de bien-être personnel, social et économique ses moutons si blancs, pour eux-mêmes et pour leurs proches, que ces derniers soient blancs, noirs, gris, moutons, loups ou bergers.
Tenter de réduire des franges de la population à une simple image, cherchant à résumer les idées et les opinions de celles-ci par des clichés bêtes et violents, est selon moi le véritable mal ainsi que le piège dans lequel nous ne devons pas tomber !
"Planet Terror", de Robert Rodriguez
Après l'excitation et la jouissance cinématographiques que m'avait procurées l'excellent "Death Proof" de Quentin Tarantino, je ne pouvais que me précipiter pour voir la deuxième séance des films "Grindhouse", hommage aux séries Z, avec cette fois Robert Rodriguez aux commandes, à savoir le délirant "Planet Terror"
J'ai complètement adoré ! Du sang, des boyaux, du dégoulinant, des fractures, des gags, du purulent, des amputations, du rire et encore du rire, sans une seconde de répit !
"Planet Terror" est comme "Death Proof" : le résultat complètement déjanté du travail de deux réalisateurs de génie qui ne se prennent pas au sérieux. Au niveau de la forme c'est tellement parfait, et la technique de leur art est si bien maitrisée, qu'au niveau du contenu, ils réussiraient (ils y parviennent d'ailleurs) à nous faire avaler n'importe quoi et à nous en faire redemander.
Le moment le plus bandant de "Planet Terror" reste, à mon avis, le massacre de la cochonne des Black Eyed Peas, Fergie.
En plus, elle se fait traiter, post mortem, d'"écervelée" et de "tête vide" ! C'est que du bonheur et ça frise le documentaire !
17/08/2007L'innocence des uns et la cruauté des autres
Pas habitué des forum GA, je suis quand même allé y faire un tour cet après-midi, histoire de voir ce qui s'y passe, et je me suis surpris à me taper un gros fou rire grâce à ces deux gaïens :
Plus tard, attiré par la photo d'un autre membre tout à fait craquant, je lis en vitesse quelques posts de son blog (qui n'est d'ailleurs pas très long) et encore une fois, je me surprends à éclater de rire. Sa naïveté, feinte ou non, est absolument délicieuse :
Mon voisin le tueur
Dans ma vie, j’ai rencontré quelques tarés. Hier, après des années de silence, l’un d’entre eux m’a rappelé.
« Salut, c’est Andrés ! »
Andrés… La dernière fois que je l’ai vu, c’était à l’unité psychiatrique du CHUV (Hôpital Universitaire Vaudois) où deux infirmiers le tenaient fermement immobilisé sur une chaise alors qu’un interne en psychiatrie me demandait si, conformément à ce qu’il leur avait dit au cours de leur entretien, j’étais d’accord de le prendre chez moi après leur avoir signé une décharge, attestant, par la même occasion, que je serais responsable de lui et de son bien-être tout au long du week-end, jusqu’à leur prochain entretien d’évaluation le lundi suivant.
Je ne l’ai même pas regardé. J’ai dit que non, que je ne pouvais pas m’engager à une pareille chose et que là j’étais très fatigué et qu’il fallait que je rentre. Alors qu’Andrés commençait à se débattre et à crier : « Effe ! Ne les laisse pas m’emmener ! », j’ai encore ajouté qu’il fallait que quelqu’un m’appelle un taxi parce que mon NATEL était tombé en rade et que j’avais suffisamment perdu de temps dans leur salle d’attente.
Alors que je montais dans la voiture devant la clinique et que je donnais mon adresse au chauffeur, j’ai vu les infirmiers mettre un Andrés à moitié inerte dans une ambulance qui le mènerait
Mon comportement s’explique par le fait que j’étais dans un état second, épuisé par une journée surréaliste qui avait commencé avec l’arrivée chez moi, à 7h00 du matin, d’Andrés qui m’annonçait que son mec l’avait foutu dehors, qu’il avait roulé toute la nuit, qu’il avait des idées très noires dans la tête et qu’il n’avait qu’une envie : continuer à rouler, en voiture, mais qu’il avait peur de continuer seul car il ne savait pas ce qu’il pourrait faire dans un moment de désespoir ou d’inconscience. Comme j’avais un peu flippé de l’entendre dire des choses pareilles et qu’il refusait catégoriquement de rester chez moi, j’ai appelé mon supérieur de l’époque, ai prétexté une vilaine grippe, et me suis embarqué avec lui, dans sa Twingo, pour un périple dépressif à travers la ville, sans but.
Pour couronner le tout, pendant la journée, Kadem, mon amant de l’époque, m’avait recontacté. Il m’avait laissé quelques jours auparavant, me reprochant de ne jamais pouvoir être seul avec moi, de n’être jamais disponible pour lui et de toujours lui préférer la compagnie de mes amis. Le rendez-vous qu’il m’a fixé chez moi pour le soir même ressemblait plus à un ultimatum qu’à une invitation mais j’étais bien décidé à saisir cette dernière chance et lui prouver à quel point je tenais à sa compagnie qui m’était… agréable.
Dans mon taxi, j’ai enfin vu l’heure : j’avais plus d’une heure de retard. Kadem ne m’aurait pas attendu. Exténué et à bouts de nerfs, culpabilisant même, j’ai fondu en larmes derrière le chauffeur qui tentait de me consoler en me surveillant dans le rétroviseur.
Arrivé chez moi, j’ai eu la surprise de trouver de la lumière et la porte ouverte. Dans mon salon, il y avait Kadem qui discutait avec l’ex de mon ex (mon ex habitait à l’étage du dessous) qu’il avait croisé dans l’entrée de l’immeuble et qui lui avait ouvert en demandant ma clé à son/mon ex justement. Il m’a sourit de son large sourire et je me suis effondré à nouveau. « Non mais tu te rends compte ?! A l’heure qu’il est il doit être dans une pièce blanche avec une camisole de force grise à se taper la tête contre un mur molletonné !
- Et tu voulais faire quoi ? – m’a demandé Kadem. - Tu en as déjà beaucoup trop fait ! Ce mec est un taré et tu as encore de la chance qu’il ne te soit rien arrivé ! Il est fou et ça fait déjà un moment que j’ai les boules de le voir te tourner autour ! Tu n’es pas psy et lui il a méchamment besoin d’assistance, crois-moi ! »
Je vais faire l’impasse sur la nuit d’amour qui s’en est suivie avec mon beau marocain pour en revenir à mon téléphone d’hier…
« Andrés ? Mais…
- Oui, je sais, ça fait très longtemps.
- C’est le moins qu’on puisse dire !
- Tu n’es pas chez toi ?
- Euh… oui… Mais pourquoi ?
- Alors ouvre-moi ! Je suis dans ton immeuble ! Prenons un café ! J’ai trop envie de te voir, tu m’as beaucoup manqué. Je t’expliquerai les raisons de mon si long silence. »
Là, après avoir vu ma vie défiler devant mes yeux, j’ai raccroché, jeté le téléphone sur mon canapé et couru à la porte pour écouter un éventuel bruit sur le palier.
Mais comment pourrait-il être derrière ma porte ? Nous venons d’emménager il y a peine 2 jours ! Nos noms ne sont pas encore sur l’interphone ! Non ! Non ! Non ! Il ne peut être que dans mon ancien immeuble. A moins qu’une connaissance commune l’ait rancardé. Merde ! L’angoisse !
La sonnerie de mon portable brise le silence, me glace le sang. C’est à nouveau le même numéro : Andrés. Je réponds rapidement : « Oui, excuse-moi, j’ai peu de réseau et on a été coupés. Tu me disais que tu es où ???
- Dans ton immeuble, avec mon ami.
- Mais je ne vous vois pas !
- Eh bien nous sommes là, derrière ta porte. Nous avons visité un appartement ici, nous revenons en ville ! – a-t-il semblé heureux de m’annoncer. »
Je boucle à nouveau ! Là c’en est trop ! L’appartement au-dessus du nôtre se libérait le jour où nous avons emménagé ! Je ne peux quand même pas avoir mérité Kevin Spacey dans « Usual Suspects » et « Se7en » comme voisin !!! Désespéré, j’appelle mon copain. Évidemment il ne me répond pas. Ni une ni deux, je décide d’affronter la situation seul et je rappelle Andrés : « Désolé, ça coupe sans cesse. Je suis en train d’emménager dans un appartement où apparemment le réseau n’est pas top.
- Ah ? Tu as déménagé ?
- Oui ! – me suis-je exclamé soudainement rassuré. – D’ailleurs là je suis en plein dans les cartons et comme j’ai des amis qui sont là pour m’aider je ne peux pas te parler trop longtemps. A la limite, trouvez un appartement, installez-vous tranquillement, et après on organise un truc
- Oui mais… - a-t-il tenté d’objecter.
- Non parce que là, moi, - ai-je continué comme si je ne l’avais pas entendu. - Avec le stress du déménagement, les achats que nous allons devoir faire pour aménager l’appartement et tous les détails qui viennent s’ajouter mais qui, tu me diras si je me trompe, on tout de même leur importance, je suis parti pour un ou deux mois bien chargés. Alors on va pas se tendre davantage avec ça, non ? On aura tout le temps en fin d’année quand on sera tous installés pour se faire un petit dîner. »
Là j’ai de nouveau coupé et j’ai bouclé mon portable.
Peut-être je me fais des films, mais peut-être pas. Peut-être que les murs de sa chambre sont couverts de photos de moi dans lesquelles il a découpé les yeux et cousu les lèvres, peut-être qu’il cache dans des cartons des cahiers dont toutes les pages sont couvertes d’une promesse de vengeance à mon égard qu’il aurait écrite et réécrite des milliers de fois, en alignant chaque lettre avec une précision chirurgicale, peut-être s’est-il entraîné au cours de ces dernières années et que c’est avec la même précision qu’il a prévu de me trancher la gorge, d’une oreille à l’autre.
En tout cas, heureusement, ça m’a pas empêché de dormir. Il faut dire que juste après ces quelques téléphones, je me suis tellement énervé avec la nomination de Maryline et le bonheur des deux autres abrutis dans Secret Story que j’en ai complètement oublié mon harceleur psychopathe ! Pire que ça : j’ai carrément rêvé que je décapitais Xavier et que je me servais de sa tête pour défoncer le crâne de sa poufiasse blonde.
16/08/2007Paulo le salaud
Il y a quelques mois, alors que je séjournais avec mon mec chez un ami à Zürich et que je fouillais l’appartement de ce dernier à peine nous y avait-il laissés seuls pour se rendre à son travail, je suis tombé sur un DVD porno dont la pochette m’a littéralement coupé le souffle ! J’ai dû me frotter les yeux et scruter en détails le modèle qui y était représenté pour me convaincre et me rassurer quant au fait qu’il ne s’agissait pas de Paulo, un garçon que j’avais connu des années auparavant. Heureusement, le modèle en question avait le torse tatoué et ce n’était pas le genre de Paulo qui n’aurait jamais fait une telle chose.
Le film et l’acteur dont je parle sont ceux-ci :

Tout a commencé en 2001, dans le restaurant où nous célébrions l’anniversaire d’Olivier, un homme que je connaissais vaguement de le croiser parfois, dans des bars où je sortais, boire et danser, régulièrement à cette époque, m’étourdir et m’abandonner, dans ses bras parfois. J’étais seul chez moi ce soir-là, lorsque j’avais reçu le SMS qui m’invitait à me joindre à la fête. Je m’étais habillé, en vitesse mais efficacement, et je m’étais précipité dans un taxi. Je me souviens avoir adoré ce que j’ai vu dans le rétroviseur de la voiture, mon visage, blanc et impeccable, mes cheveux qui faisaient, ainsi disposés, ressortir davantage mes yeux, leur bleu, mes lèvres, tout. Je me souviens m’être dit que je ne pourrais qu’attirer les regards.
Autour de la table, il y avait une quinzaine de personnes que je ne connaissais. Je m’en foutais d’ailleurs de ne pas les connaître, la plupart avaient l’air totalement inintéressant. De toute façon, l’alcool aidant, j’ai rapidement affiché un comportement des plus hautains et « classistes » qui, même si j’avais voulu socialiser ou faire des connaissances, aurait, soit fait fuir de dégoût mon interlocuteur, soit fait renoncer le plus motivé des garçons présents. Je ne parlais pas à mon voisin de droite – je lui tournais pratiquement le dos – parce qu’il était gros et moche et je snobais à fond les trois putes maladroites qui me faisaient face parce que je le trouvais trop ridicules et désespérantes avec leur look « photocopie-de-Robbie-Williams », à se trémousser et lécher le cul de nôtre hôte histoire de s’assurer un max de Champagne à l’œil au cours de la soirée qui suivrait. C’était vraiment des connes ces trois-là ! J’étais tellement supérieur à elles, tellement meilleur à ce jeu-là ! Je n’avais besoin de lécher le cul de personne, j’étais plus smart : je mangeais et je buvais à l’œil parce que ça faisait longtemps que j’avais séduit Olivier et qu’il était amoureux de moi. Les regards qu’il me lançait et les roses qu’il me donnait pour me faire sourire et s’assurer que je passais une bonne soirée me le confirmaient et me rassuraient – s’il en était encore besoin – gonflant encore plus mon égo et me confortant sur mon piédestal et dans l’idée que tout le monde, y compris moi-même, gravitions autour de moi…
J’étais une merde à cette époque !
Il en a cependant été ainsi jusqu’à l’arrivée, au milieu du dîner, de Paulo, un garagiste portugais d’une vingtaine d’années au regard de braise dont émanait un je-ne-sais-quoi que je ne pourrais, encore aujourd’hui, décrire avec d’autres mots que : SEXUEL. Sa discrétion était sexuelle, son corps et ses mouvements étaient sexuels, son accent était une invitation au sexe, sa façon de vous regarder puait le vice sexuel, tout chez lui sentait le sexe. Tout ! Il n’était pas très grand (je me souviens d’ailleurs que, plus tard, une fois chez moi, lorsque je l’ai vu se déshabiller au pied de mon lit, exhibant une gigantesque érection, j’ai éclaté de rire – comment pouvait-il tenir debout avec cette énorme bite totalement disproportionnée ?) mais terriblement bien fait. Son « aura » associée à son physique avait un impact tel que, à peine cinq minutes après son arrivée, tout le monde m’avait zappé, y compris mon épris Olivier. Mais je m’en foutais de ça aussi, j’étais déjà bien trop alcoolisé pour y accorder la moindre importance.
Et puis, les pics ont commencé à arriver. Dès que j’ouvrais la bouche, Paulo me lançait une petite vanne. Il me taquinait, me cherchait. Il m’énervait profondément. Je ne le trouvais pas drôle avec ses blagues bien lourdes et ses jeux de mots totalement plats. Il y avait pourtant ce regard qui accompagnait chacune des ses interventions, et qui, petit à petit, me mettait mal à l’aise. Que me voulait-il ? Aux regards par en-dessous sont venus s’ajouter des sourires ambigus, puis des jeux de lèvres… Il était assis pile en face de moi, de l’autre côté de la table ronde ; son petit jeu ne pouvait échapper à personne.
Ne sachant pas quoi penser de tout ça, je buvais toujours plus.
Ses intention étaient devenues totalement évidentes lorsque, coupant court aux échanges graveleux qu’il avait avec les trois fashion victims d’en face qui tortillaient du cul, toutes frétillantes qu’elles étaient à l’idée de se faire desserrer quelques boulons, le garagiste m’avait désigné d’un geste de la tête en lançant : « Les mecs c’est comme les filles et les filles c’est comme les voitures : quand tu sais allumer une, tu sais toutes les allumer. Si je veux je peux même baiser avec lui ! »
Je n’ai pas ri, je n’ai pas cillé, je n’ai affiché aucune réaction, même pas la moindre marque de surprise. J’ai juste supporté l’affront et l’attention soudaine des convives, lui adressant, à lui, un regard des plus méprisants accompagné d’une imperceptible moue de dégoût. Le silence à duré quelques secondes avant que je ne secoue la tête d’un air de dire : « Pauvre con ! ». Il n’a pas cillé non plus. Ne démordant pas et contre toute attente, il s’est levé, a tendu la main sur la table dans ma direction et, tout sourire, m’a invité : « Viens avec moi, on va parler tous les deux ».
Moins d’un quart d’heures plus tard, collé au mur au bout du bar, j’avais sa langue dans ma bouche, ses mains sur les fesses et sa queue contre ma cuisse. Lorsqu’il arrêtait de m’embrasser, il me disait des jolies choses, il souriait et dans ses yeux, je voyais mon reflet, cela me faisait sentir spécial.
Cette même nuit, il m’a fait l’amour. Nous n’avions pas fini que j’étais déjà amoureux de lui. Le lendemain, avant de sortir faire la fête, nous avons baisé comme des sauvages. Je l’ai à présenté quelques amis. J’étais aux anges, amoureux d’un garçon magnifique, plus jeune que moi (qui l’eut cru ?) que je ne connaissais pas depuis 24 heures (qui l’eut cru ?). Nous avons beaucoup parlé, de moi, de lui, de sa famille au Portugal, de sa grand-mère qu’il adorait. En rentrant, nous avons baisé à nouveau. Ce fut encore meilleur qu’avant de partir.
Le lendemain matin, il est parti en me promettant de me rappeler, que nous nous reverrions le soir.
Je n’ai plus eu de nouvelles et il n’a jamais répondu à mes appels.
J’ai passé des jours, des semaines et des mois sans comprendre, jusqu’au jour où, des années plus tard, alors que j’étais en vacances chez mes parents, mon portable a sonné et que j’ai entendu sa voix : « Salut Effe, c’est Paulo. Tu vas bien ?
- Oui, merci – ai-je répondu alors je fouillais mes souvenirs pour replacer le nom, y associer un visage, reconstruire la rencontre, le sexe, et le départ, l’absence, l’incompréhension, tout en luttant pour éloigner la rage et la colère que j’ai pu nourrir à son égard, pour ne pas raccrocher. » Nous avons parlé un peu, comme si de rien n’était, comme si nous étions amis. Il m’a appris le décès de sa grand-maman et m’a avoué avoir beaucoup pensé à moi suite à cet événement. Il aurait aimé avoir quelqu’un à qui parler, comme nous avions parlé, qu’il avait apprécié mon écoute et qu’il ne l’avait pas forcément retrouvée chez d’autres personnes, que j’étais quelqu’un de bien. Il m’avait l’air un peu perdu. Il m’a proposé de nous revoir à mon retour. J’ai dit oui, pourquoi pas après tout… Mais j’ai quand même posé la question qui m’avait obsédé pendant tellement longtemps : POURQUOI ?
Il y a eu un silence qu’il a brisé en riant. « J’ai été un connard avec toi. Je te demande pardon.
- Arrête ton cirque, Paulo. Nous n’en sommes plus là. Dis-moi juste pourquoi tu es parti, pourquoi tu ne m’as plus donné de nouvelles.
- Je ne voulais rien de sérieux, - a-t-il commencé. – Ce qui m’excitait c’était draguer, me fixer un objectif et l’atteindre. Baiser qui je voulais. Le défi, tu sais ?
- Je trouve ça débile. Pourquoi m’avoir fait croire des trucs alors ? Y a d’autres mecs qui demandent que ça, sans rien en échange.
- Je sais, mais c’est trop facile. Pas excitant. Avec toi le jeu était plus intéressant. Tu es même tombé amoureux alors que tu étais très froid au début. Je te demande pardon mais c’est la vérité. »
Assommé par autant de cruauté et de vanité, j’ai changé de sujet. Nous avons parlé encore un moment.
Je ne l’ai jamais rappelé. Nous ne nous sommes pas revus, jamais.
Nous avons glissé le DVD dans le lecteur, mais nous ne l’avons pas regardé. Mon idée était de comparer le Paulo du film à mon Paulo, mais à quoi cela m’aurait-il servi ? Le meilleur des deux n’aurait de toute façon pas supporté la comparaison avec celui qui était assis à côté de moi. Pragmatique, j’ai donc décidé de gagner du temps et lui suis monté dessus avant d’appuyer sur « play ».
10/08/2007Puisqu'on parle d'humour et de second degré cet apm...
Il y a quelques instants, un collègue que je n’apprécie pas, vient vers moi avec le dossier d’une certaine madame Conus. Il me résume l’affaire et, après m’avoir indiqué le nom de la pauvre dame, croit malin d’ajouter : « Et pas de jeux de mots… salaces, s’il te plait.
- Ils lassent, ils lassent… - dis-je en prenant l’air vexé. – Je vois difficilement comment ils pourraient être plus fatiguant que toi ! Là, je m’excuse mais c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité. »
J’ai attendu une réaction de sa part, mais il n’y en a eu aucune. Ma voisine, qui elle avait compris la blague, a bien éclaté de rire, mais lui pas. Il a juste eu une expression bizarre sur le visage, une expression gênante tellement qu’elle lui donnait l’air bête. Encouragé par les rires de ma collègue, je n’ai pas pu m’empêcher d’en rajouter une couche : « C’est dommage que tu ne veuilles pas de jeux de mots salaces, parce que j’ai l’impression qu’il n’y a que quand on parle de cul que t’arrive à suivre ! »
Je sais pas vous mais moi... It's friday I'm a bitch !
Et puisqu'on parle de radasse...
Dans le comment vous trouverez un lien vers un site sur lequel vous pourrez passer à tabac Paris Hilton.
Faites gaffe parce qu'elle se défend, la salope !
09/08/2007Les garçons dans les vestiaires
Ma voix n’a mué que très tard. Ma voix d’enfant, de fillette dirons-nous, m’a accompagné pendant une bonne partie de ma scolarité obligatoire. Elle n’aurait pas choqué un adulte je pense, car elle devait bien aller avec les traits de mon visage, fins et naturellement androgynes, avec ma peau, blanche et fragile, avec mes airs et attitudes de fille manquée.
Je ne me suis jamais vu comme une fille ni jamais considéré comme telle. Dans ma tête tout a toujours été très clair : je n’en étais pas une et je ne voulais pas en être une. J’avais juste l’impression que c’était plus drôle d’être une fille que d’être un garçon. Je préférais la variété de leurs vêtements à la sobriété des miens, la longueur de leurs cheveux et leurs coiffures changeantes à l’immobilité des miens,…
J’ai toujours rêvé de poupées à coiffer, à habiller. Je voulais même uriner assis, comme Aline, ma première grande amie qui était la fille d’un riche entrepreneur pour qui travaillait ma mère à l’époque et dont elle devait, entre autres tâches qu’elle accomplissait pour cet homme, s’occuper. J’aimais la regarder faire et j’étais fasciné par ce rituel : baisser sa culotte, monter et s’asseoir sur la cuvette, en redescendre, s’essuyer. C’était sophistiqué comparé la façon de faire des garçons et surtout, c’était secret, ça ne se faisait pas partout. J’aimais cette confidentialité. Il n’y a d’ailleurs pas si longtemps que je pisse un peu partout, n’importe quand, comme un homme.
J’ai été littéralement élevé avec Aline qui était tout le contraire de moi : forte, débrouillarde, précoce et masculine. Notre entente était parfaite et nos accords, tacites pour la plus part, concernant les jouets par exemple, m’ont permis d’avoir accès rapidement à une très large gamme de Barbies, de voitures roses, de châteaux de princesses et autres poneys pastels avec de longues crinières multicolores.
Mon enfance a été facile. Du coton joliment coloré, jusqu’à mes 12 ans… Là, tout s’est gâté et je me suis retrouvé, sans trop comprendre, face aux railleries et à la méchanceté de mes camarades d’école. Je n’étais pas comme eux : j’étais timide dans les vestiaires après le sport, je ne jouais pas au foot, ma voix était aigue, j’avais des manières de fille, j’étais tout le temps seul à la récréation, j’étais un pédé.
La première fois que j’ai entendu un autre élève du collège me traiter de pédé, je ne savais même pas exactement ce que cela voulait dire. Lui-même n’en avait aucune idée. C’était comme ça, c’est tout. Certainement un mot qu’il avait appris de la bouche d’un grand frère… Je n’étais pas encore homosexuel, j’étais bien trop jeune pour n’avoir encore jamais eu la moindre attirance envers quiconque. Ce garçon d’ailleurs, comme tous les autres, préadolescent, en était encore à trouver les filles bêtes et ridicules, inintéressantes et en tout cas pas excitantes. Le sexe n’était encore qu’un concept bien abstrait autant pour eux que pour moi, pour les filles que pour les garçons.
Mais on me traitait de pédé malgré tout, on se moquait bêtement et méchamment de moi, dans les vestiaires surtout… On me frappait avec les linges, on jetait mes affaires sous les douches, les mouillant, on me courait après pour me baisser ou m’enlever mon slip. J’avais peur des cours de sport. Je me blessais intentionnellement pour en être dispensé, pour éviter des séjours à la montagne ou des courses d’école.
Mon salut a tardé quelque deux ans à venir, et il m’est une fois encore venu par l’intermédiaire de l’autre sexe, celui qu’on dit être beau. Mon salut, la fin des moqueries et des tortures, a été pour moi l’occasion, non seulement d’avoir la paix, mais également de me faire des amis, de devenir même populaire, et de me venger, d’évacuer cette frustration et cette douleur que j’avais gardées en moi pendant de trop longs mois.
Ayant passé la plupart de mon temps à fuir et à me cacher de mes camarades masculins, je m’étais naturellement rapproché de certaines filles de ma classe, par dépit. Avec l’adolescence, certaines d’entre elles avec qui je m’entendais particulièrement bien, ont commencé à devenir mignonnes, à avoir des seins, à se maquiller, mettre des jupes… A l’adolescence aussi, les garçons ont commencé à s’intéresser à elles, et elles à eux. Moi, je me suis retrouvé malgré moi là au milieu, à les observer effectuer leurs danses nuptiales, se lancer des regards, s’échanger des sourires, faire leurs premiers pas, se séduire… J’étais spectateur mais aussi l’ami particulier de certaines de ces demoiselles, les plus jolies par chance. Aux yeux de certains garçons, je suis rapidement devenu une sorte de clé, un camarade dont on se fout éperdument mais qui a, pour une raison dont on se fout tout autant, ses entrées dans ce monde tant convoité : celui des filles !
Du jour au lendemain, je n’avais que des amis, que des attentions particulières de la part de tous les garçons et surtout des invitations et des invitations, à toutes les boums et tous les anniversaires. Bien sûr à chaque fois, on me demandait si je pouvais venir avec une copine ou dire à telle ou telle autre de mes amies de venir. Je gagnais en assurance, en confiance en moi, en importance auprès des autres. J’étais la mascotte des unes et le copain « branché » des autres, je devenais populaire au sein de l’école.
L’un de mes anciens bourreaux, je l’ai sucé dans les vestiaires. Il s’en est vanté mais personne ne l’a cru. Ses parents ont été convoqués pour une explication et il a dû renoncer à un séjour au ski avec la classe. Contre certains autres, j’ai à mon tour lancé des cabales, devenant l’instigateur de leur supplice parce qu’ils étaient gros ou plus poilus que les autres, parce que leurs parents étaient divorcés ou parce qu’ils portaient des lunettes et que ça les rendait laids.
Très vite, ma popularité a dépassé les murs de l’école et j’ai commencé à sortir le soir dans les boîtes branchées du centre ville alors que les autres ne pouvaient qu’en rêver en se contentant des centres de loisirs de quartier.
A seize ans et sans de trop grands efforts de ma part, j’étais parmi les plus doués de ma classe. Cependant je préoccupais les professeurs : je ne trainais en effet qu’avec les mauvais éléments – les plus cools ! – du lycée, j’étais arrogant, insolent et j’accumulais les heures de retenue, les remarques et les convocations chez le directeur. Cependant, comme mes résultats étaient excellents, personne n’a jamais pu dire quoi que ce soit à mes parents. C’est donc librement et en toute impunité qu’encore mineur et armé d’une fausse pièce d’identité, je devenais un oiseau de nuit, buvant de l’alcool, dansant et flirtant dans les boîtes gays de la ville, découvrant tôt toute une palette de vies et d’individus, me faisant une idée de ce que je voudrais ou ne voudrais pas devenir, me forgeant, inconsciemment encore à cette époque, le caractère et la volonté qui me permettraient petit à petit de me découvrir, de m’affronter, de m’accepter et de m’imposer aux autres, plus tard…
Lorsque je me penche sur le passé, c'est un regard plein de tendresse que je pose sur cet enfant qui pleure dans les vestiaires moites d'une école, quand il s'y retrouve seul, quand les autres garçons l'ont enfin laissé tranquille, las de l'insulter et de le torturer. Je n'éprouve aucune pitié ni aucune rage à le voir ainsi, tremblant et désespéré, ramasser ses affaires, la gorge nouée par la peur, les yeux rouges et gonflés de larmes. Je me dis que c'est la vie, qu'il y a pire et qu'il y a mieux, que c'est pareil pour tout le monde, à un moment ou un autre.
08/08/2007Pot de fleurs

NB : Ceci n'était pas un post d'Eric70
I had a dream, I had a plan
Depuis quelques jours nous parlons très librement avec ma mère au téléphone. Elle me pose des questions sur mon couple et sur notre déménagement. Moi, je lui réponds avec un naturel qui me surprend à chaque fois. Elle en arrive même, lorsque nous évoquons les petites altercations que nous pouvons avoir concernant le choix du nouvel ameublement, à Lui donner raison.
Hier soir, alors qu’elle avait été catégorique il y a quelques mois sur ce point en me disant que jamais, tant que je serai avec un homme, elle et mon père ne reviendront chez moi, elle m’a clairement dit qu’elle était impatiente de venir voir ce que nous aurons fait de notre nouvel espace.
Il ne leur fallait que du temps, peut-être, à mes parents.
Ces nouveaux rapports me tuent de bonheur et je réalise que je me trouve à cheminer vers une sorte d’idéal, comme si j’étais sur la bonne voie pour atteindre ma vie telle que je l’ai toujours rêvée. Pour la première fois, je me vois un peu moins comme un papillon virevoltant de droite et de gauche au gré des vents, sans réel objectif, que comme un garçon, tout ce qu’il y a de plus normal, qui a un plan – qui a toujours eu un plan - et qui, dans une certaine mesure, a toujours agi selon ce plan.

Je me rapproche de l’image que j'ai toujours eue de moi, et c'est rassurant.
Bien sûr, certains diront que ce bonheur, ou cette sensation d'accomplissement, n'est qu'éphémère et qu'elle peut disparaître un soir tout comme elle est apparue un matin, sans prévenir. Qu'ils s'économisent cette peine ! Je suis un papillon, je sais tout ça.
06/08/2007Ricky Martin presque nu...
Le lien vers la vidéo est en comment
03/08/2007MIAM MIAM ou un fantasme devenu réalité
Mon MIAM1 et mon MIAM2 ensemble, dans une même vidéo !
02/08/2007Vivement qu'on puisse enfin rire de tout et surtout parler moins de certaines choses !
Lézardant une fois de plus au soleil, au bord du lac, ce dimanche, j'écoutais d'une oreille distraite la conversation de certains de mes amis et de vagues connaissances qui étaient venues se greffer à nos linges au fil de l'après-midi.
Les sujets furent divers et variés, il y en eut pour tous les goûts : informatique, téléphonie mobile, voitures polluantes et moins polluantes, politique, religion et, forcément, une chose en amenant une autre, le voile.
Je ne suis absolument pas intervenu, à aucun moment (ne voulant pas qu'une quelconque expression vienne gâcher l'uniformité de mon bronzage facial), jusqu'à la fin... Là, une remarque du beau-frère libanais d'un ami turc m'a carrément mis hors de moi et je me suis dit "Fuck my tan !". De toute façon, la discussion, sur un sujet sensible s'il en est, prenait vraiment une tournure un peu trop passionnée et gonflante à mon goût, surtout pour un dimanche après-midi sensé être orienté "détente absolue". "Le voile, - a commencé le beauf libanais avant de désespérer toute l'assemblée, - il est principalement là pour cacher les cheveux de la femme parce que pour nous c'est quelque chose de très érotique et excitant et il faut pas avoir ces pensées, c'est normal.
- Eh ben voilà qui explique pourquoi le voile est tombé sur la tête des femmes : y a vraiment pas grand chose d'excitant ou d'érotique à planquer dans la proche périphérie de celle de certains hommes !"
Je me suis trouvé assez marrant, mais peu ont ri avec moi. J'ai vaguement ouvert les yeux pour voir les expressions autour de moi mais le soleil m'a aveuglé et je me suis dit que je ne voulais pas me gâcher davantage l'après-midi.
Plus tard, lorsque nous étions enfin en petit comité, mon ami turc m'a dit que ma sortie était marrante mais un peu bête. Il a voulu m'expliquer en quoi elle était bête mais je trouvais que nous avions déjà assez parlé du sujet. J'ai coupé court et il a simplement terminé en disant que c'était "bête, mais drôle, mais efficace".
Dans la soirée, nous sommes allés voir "The Good Shepherd" de Robert De Niro avec Matt Damon et Angelina Jolie. Je pense que dimanche était ma journée "prise de tête" parce que putain ce que le film est compliqué ! J'ai pas compris la moitié ! Mon copain a bien essayé de m'expliquer mais il a vite laissé tombé en réalisant l'étendue de mes lacunes en politique. Il se serait époumoné, le pauvre, à me chuchoter beaucoup trop de trucs chiants pour qu'en plus je ne comprenne peut-être qu'une partie partie d'un film qui, de toute façon, ne fera pas date.
Si je vous parle de ça, c'est parce qu'avant le film, nous avons regardé la bande annonce d'un film dont je n'avais jamais entendu parler et que je vais courir voir dès sa sortie : "Persepolis". Il s'agit d'un film d'animation qui semble traiter de sujets d'actualités sensibles mais sans trop se la jouer et en les abordant d'un niveau qui m'a paru être proche du mien !
La jeune fille voilée qui répond à la police "Ben vous avez qu'à pas mater mon cul !" quand un agent lui demande de ne pas courir parce que ça fait bouger ses formes de façon impudique a effectivement trouvé quelqu'écho en moi...
Sinon, pour rester sur le sujet des choses dont on ne doit supposément pas se moquer, voici une petite pub Peugeot que j'ai reçue ce matin par mail. C'est peut-être un hoax mais en tout cas ça m'a fait mourir de rire.
 L'image est accompagnée de la légende : A quoi reconnaît-on un italien qui roule trop vite ?

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Esperame en el cielo corazón
Si es que te vas primero
Y alli entre nubes de algodón
Empezaremos de nuevo
And all that you've ever learned...
...TRY TO FORGET
UNA NOCHE DE VERANO
He querido ser
Para vosotros ese ser
Anónimo con el que todos
Hemos ya pasado un par
De horas en un bar
Una noche de verano
Hablando de lo bueno
Y lo que vamos a cambiar
Riendo de buena gana
Brindando a por todo
He querido ser
Un momento divertido
En vuestras vidas
Y desaparecer
Antes que saliera el sol
No ser al despertar más
Que una gota más de alcól
Pero pregunté :
“¿Como os llamais, se puede saber?
- Miguel, - has dicho tu”
Y él “Estéban” o “Teba” ya no sé
Mi nombre contesté
Y “Encantado” los tres
Escuchando a Mecano
Nos dimos la mano
Mientras las noches de Madrid
Te emborrachan la razón
Y las copas y los brindis
Te dan la ocasión
De dar un paso más
Hacia adelante o hacia atrás
Cuántas veces he pensado
Irme al baño y no volver
Yo sé qu’entre sensatez
Y locura hay un paso
Que uno da sin enterarse
Escuchando a Mecano
Una noche de verano
Hartos de beber
Los tres nos fuimos del local
Cogidos de la mano
Y con ganas de bailar
Corrimos por las aceras
Saltamos como crios
Apostando a cuál de los tres
Tocaría más estrellas
Mientras las noches de Madrid
Te emborrachan la razón
Y las copas y los brindis
Te dan la ocasión
De dar un paso más
Hacia adelante o hacia atrás
Cuántas veces he pensado
Irme al baño y no volver
Yo sé qu’entre sensatez
Y locura hay un paso
Que uno da sin enterarse
Escuchando a Mecano
Una noche de verano
Y luego despertar
En un lecho de sudor
Dos cuerpos más el mio
La misma gana de gozar
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