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18/02/2008

18/02/08 - 20:07

L'indépendance du Kosovo mêne à tout


J'ai eu ce garçon kosovar, Metin, au téléphone aujourd'hui et, curieusement, nous n'avons pas parlé de l'indépendance de son pays tout de suite, mais de la Saint-Valentin qu'il a passée seul, sans "personne à qui dire je t'aime" pour le citer.

J'ai compris que c'était une sorte de reproche qu'il m'adressait par cette phrase car le jour en question il m'avait écrire pour me demander si j'avais des projets pour la soirée. Dans l'euphorie de l'instant, je ne lui avais pas répondu.

J'ai alors tenté de détendre l'atmosphère en plaisantant : "Tu aurais pu le dire à ta femme, ça lui aurait sans doute fait plaisir.

- Tu ne devrais pas plaisanter avec ces chose, - m'a-t-il répondu.

- Quelle chose ? Le délire love que tu me joues ou ta femme ?"

Il y a eu un silence, et puis il m'a expliqué ce que c'est d'être gay dans sa famille, par rapport à son père, sa mère, son frère, la femme de ce dernier et de ses proches au pays. Il a parlé de l'Islam, de la honte et des coups lorsqu'il a été découvert. Il m'a dit que depuis qu'il a fait malgré lui son coming out, il n'a plus l'impression de vivre et que tous ses mariages lui ont été imposés. "Oui, c'est ma troisième femme, - m'a-t-il dit. - S'il te plait, ne rigole plus de ça."

Je n'ai rien répondu. Tout cela devenait trop lourd pour moi. Je n'avais pas la tête à ça et je ne m'attendais pas à ce genre de conversation des plus sérieux lorsque j'ai répondu à son appel. "T'as pas tout un pays autour de toi qui a obtenu son indépendance ce week-end ? Tu ne crois pas qu'il est temps pour toi, si les choses sont aussi compliquées, d'en faire autant ? De mettre des distances ? Je reste convaincu qu'elles ne seront que temporaires et que tes parents reviendront à toi, tôt ou tard, tu es leur fils après tout.

- J'ai déjà tenté de m'éloigner de ma famille et j'ai subi un harcèlement moral et physique dont je ne veux pas te parler. Je ne veux pas te faire peur, parce que même si j'ai du mal avec ton humour, je t'aime quand même, - il a marqué un temps d'arrêt que j'ai tout de suite interprété comme volontaire puis à ajouté un presqu'inaudible "beaucoup."

Je lui ai dit que je suis désolé pour lui et que je reste convaincu qu'il doit y avoir des solutions. Mais que bon, mis à part tout ça, je suis content pour cette indépendance. "Tu changes de sujet ? - m'a-t-il demandé en riant. - Je t'ai dit que je t'aime beaucoup.

- Oui j'ai compris. Que veux-tu que je réponde ? Je commence à te connaître, tu me sembles aimer beaucoup énormément de monde. Cela dit, je reste agréablement surpris de faire partie de groupe de personnes.

- J'aime pas beaucoup de mecs, j'en nique beaucoup, c'est différent.

- Ok. Je vais prendre ça comme un compliment.

- Si tu veux... Si j'avais voulu te niquer, ça ce serait déjà fait. Mais je t'aime beaucoup.

- Ben tu vois, c'est là toute la différence entre toi et moi, je couche avec les gens que j'aime... beaucoup.

- Ok, prends-le comme ça. Je vais me faire un plaisir de te démontrer que tu te connais pas si bien que ça et que toi et moi on est pas si différents que ça.

"Salaud !" - ai-je pensé en raccrochant.


commentaires

21/02/08 - 23:15

Il a l'air moins lisse qu'il y a quelques billets, Metin, plus sympathique. Sauf à la fin...
C'est du calcul ?

25/02/08 - 20:17

Non, il est juste simple, naturel et sûr de lui.

Nous nous sommes revus depuis ce téléphone, et je crois pouvoir dire sans trop m'avancer qu'il n'y aura jamais rien entre nous, il n'osera jamais franchir le pas. Je pense que je l'intimide. Peut-être m'aime-t-il effectivement beaucoup et, apparamment, il ne sait pas s'y prendre dans cette situation.

Je pense qu'il y a effectivement des gens qui sont doués pour se dénicher des plans cul en veux-tu en voilà mais qui perdent tous leurs moyens lorsque des émotions plus profondes sont en jeu.

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Esperame en el cielo corazón
Si es que te vas primero
Y alli entre nubes de algodón
Empezaremos de nuevo
And all that you've ever learned...
...TRY TO FORGET

UNA NOCHE DE VERANO

He querido ser
Para vosotros ese ser
Anónimo con el que todos
Hemos ya pasado un par
De horas en un bar
Una noche de verano
Hablando de lo bueno
Y lo que vamos a cambiar
Riendo de buena gana
Brindando a por todo
He querido ser
Un momento divertido
En vuestras vidas
Y desaparecer
Antes que saliera el sol
No ser al despertar más
Que una gota más de alcól
Pero pregunté :
“¿Como os llamais, se puede saber?
- Miguel, - has dicho tu”
Y él “Estéban” o “Teba” ya no sé
Mi nombre contesté
Y “Encantado” los tres
Escuchando a Mecano
Nos dimos la mano

Mientras las noches de Madrid
Te emborrachan la razón
Y las copas y los brindis
Te dan la ocasión
De dar un paso más
Hacia adelante o hacia atrás
Cuántas veces he pensado
Irme al baño y no volver
Yo sé qu’entre sensatez
Y locura hay un paso
Que uno da sin enterarse
Escuchando a Mecano
Una noche de verano

Hartos de beber
Los tres nos fuimos del local
Cogidos de la mano
Y con ganas de bailar
Corrimos por las aceras
Saltamos como crios
Apostando a cuál de los tres
Tocaría más estrellas

Mientras las noches de Madrid
Te emborrachan la razón
Y las copas y los brindis
Te dan la ocasión
De dar un paso más
Hacia adelante o hacia atrás
Cuántas veces he pensado
Irme al baño y no volver
Yo sé qu’entre sensatez
Y locura hay un paso
Que uno da sin enterarse
Escuchando a Mecano
Una noche de verano

Y luego despertar
En un lecho de sudor
Dos cuerpos más el mio
La misma gana de gozar